URSS

L’Euro c’est comme l’URSS en 1924

L’URSS en 1924, tout le monde savait qu’elle allait se péter la gueule.

L’expérience était ratée. Dès 1921, la collectivisation s’était révélée désastreuse.

Dans les grands sovkhozes, ces fermes d’État gérées comme des usines, les paysans étaient salariés sans indexation sur la production du sovkhoze. C’était l’idéal communiste : à chacun selon ses besoins et non selon ses mérites. Les surplus de production des fermes devaient être réquisitionnés pour permettre de nourrir les villes et favoriser le développement industriel.

Résultat : la production agricole s’était effondrée.

Les famines et la révolte de Kronstadt avaient obligé Lénine à réintroduire la propriété privée dans les campagnes, ce que l’on appelle la NEP, pour nouvelle politique économique.

Avec la NEP, Lénine autorise les fermes à vendre leur surplus au lieu d’être réquisitionnés et accorde un tout petit lopin de terre en propriété à chaque salarié des sovkhozes.

Et tout d’un coup, des millions de potagers sortent de ces minuscules lopins de terre et les surplus reprennent.

Malheureusement, ces libéralités envers les paysans ne s’appliquent pas aux ouvriers et aux usines qui restent collectivisées et désorganisées.

La production agricole augmente fortement alors que l’industrie continue de bafouiller : c’est toute l’économie qui vacille. Les prix agricoles s’effondrent alors que ceux de l’industrie s’envolent et les paysans se mettent à stocker leur production en espérant la vendre plus cher plus tard, ils renoncent à acheter du matériel trop cher…

Cela marchait trop bien : vite il faut tout arrêter.

Nous sommes en 1924, l’expérience communiste est un échec.

Plutôt que de libéraliser la production industrielle, on arrête la NEP : il faut préserver l’idéologie et peu importe que cela entraîne des dizaines de millions de morts.

Et ainsi cet échec survivra comme un zombie jusqu’en 1991 soit 65 ans de plus auxquels il faut encore ajouter 20 ans de post-communisme. Cela fait cher l’expérience ratée.

L’Euro c’est pareil.

Nous sommes en 2017 et l’Euro tel qu’il est construit est aussi foutu que l’était l’URSS de 1924.

Cela ne marche pas, même si fort heureusement cela ne nous a pas coûté jusqu’ici autant de morts que l’expérience communiste.

Mais pour avoir une monnaie commune il faut avoir une zone intégrée, un espace commun.

C’est la crise en Grèce ? Les Grecs devraient affluer en Allemagne pour chercher du travail.

Cela entraînerait une baisse des salaires en Allemagne en même temps qu’un moindre chômage en Grèce et une remontée des salaires de ceux qui restent et ainsi la zone s’équilibrerait et nous n’aurions pas un SMIC allemand deux fois plus élevé qu’en Grèce.

Il y aurait bien sûr encore de nombreuses différences comme il y en a entre les régions françaises.

Mais quand on a vingt ans et qu’on habite Limoges, on n’hésite pas à monter à Paris pour trouver un travail même si c’est un petit déchirement et qu’on n’aime pas fort la vie parisienne.

Sauf que la réalité, c’est qu’avec l’Euro, on bouge beaucoup moins qu’avant.

C’est quand même fort de moutarde.

Mais il n’y a absolument pas eu depuis 2008 de mouvement de population comme il y a pu avoir au XXe siècle, notamment pendant la crise de 1929, des Italiens puis des Espagnols et Portugais vers l’Allemagne, la Suisse et la France (6 millions d’Italiens ont émigrés en France au XXe siècle).

L’Euro, en maquillant les effets de la crise —par exemple qu’il y a une fuite des capitaux de 600 milliards d’Euro de l’Italie et l’Espagne vers l’Allemagne— et en empêchant les effets naturels de correction entre les monnaies est en train de détruire à petit feu nos économies.

Avec l’Euro, on accélère la divergence entre les économies du sud et du nord de l’Europe. On casse l’Europe bien plus qu’on ne la construit.

Avec l’Euro on a fait l’Europe de la consommation, l’Europe des grandes entreprises et des puissants contre celle des petits.

Nous sommes en 2017. L’Euro est un projet mal ficelé qui a déjà fait la preuve de son échec. Va-t-on prendre l’option soviétique et faire survivre une idéologie zombie nous en faisant porter le poids pendant 60 ans ou plus ?

Ou allons-nous accepter de poser sérieusement la question de l’Euro et arrêter d’agiter le chiffon rouge des extrêmes ?

Allons-nous accepter d’envisager sérieusement l’avenir et prendre les mesures nécessaires ?

À votre bonne fortune,

Olivier Perrin

SW3-voiture

La voiture volante dans 10 ans

Chère lectrice, cher lecteur,

Airbus a présenté hier au salon automobile de Genève sa première voiture volante.

Une capsule pour 2 personnes, 4 roues pour prendre la route et 4 hélices pour prendre les airs, le tout en pilotage automatique comme dans un gros drone.

La voiture autonome d’Uber a beau donner des sueurs froides aux taxis, il sembleraient qu’ils soient petits joueurs à côté des ambitions d’Airbus. Les avionneurs pourraient bien faire trembler toute l’industrie automobile.

Ce projet est encore un pari car il y a un gros progrès à faire au niveau des batteries pour que l’autonomie soit suffisante mais à l’échelle de 10 ans, cela semble fort réalisable.

Où est le problème ?

Il y a quelque chose de perturbant.

On vous promet la voiture volante dans 10 ans avec à la clé un nombre ahurissant d’innovations et pendant ce temps-là, en France, ce sont les ventes de Dacia qui explosent.

La marque low cost de Renault voit ses ventes dans l’hexagone augmenter de 13,4% en 2016.

Initialement, les Dacia devaient être vendues dans les marchés émergents uniquement, mais certainement pas dans un pays riche et prospère comme la France.

Pendant que l’on invente la voiture volante, la mode est à la bonne vieille voiture pas chère et sans fioriture, tendance Lada, crise oblige.

Mais alors avec cette croissance inexistante et les tombereaux de dettes qui nous écrasent, est-ce que cela veut dire que nous roulerons tous en Dacia dans 10 ans pendant qu’une petite élite de profiteurs passera au-dessus de nos têtes en voitures volantes ?

Peut-être.

C’est comme ça que cela se passe dans les dictatures.

J’ai voyagé en Asie centrale il y a quelques années.

En Ouzbékistan, il y avait une seule usine de voitures pour tout le pays qui produisait 3 modèles : un pot de yaourt, une berline et un mini-van, à peu près tous de la même couleur blanche et sans option : bref tout le monde avait la même voiture.

Une fois de temps en temps on voyait une mercedes d’importation rutilante passer, on savait que c’était un ministre ou un membre très important de l’intelligentsia du pays.

Inégalités ou pauvreté ?

À ce titre l’Ouzbekistan est un pays très égalitaire : à part une toute petite élite presqu’invisible au commun des mortels, tout le monde y vit plus ou moins de la même façon avec le même revenu, la même maison et le même menu dans son assiette.

C’était pareil en Allemagne de l’Est où la vie était mauvaise mais comme c’était pareil pour (presque) tout le monde, c’était tout à fait tolérable. Au moins cela ne faisait pas de jaloux.

C’est d’ailleurs un phénomène bien documenté : la différence de niveau de vie avec votre voisinage influe bien plus sur votre satisfaction personnelle que votre niveau de vie absolu. [1]

Dit brutalement : un pauvre parmi des pauvres s’estime en général plus satisfait qu’un riche parmi des très riches.

Un bon steak à côté de quelqu’un en train de s’empiffrer de caviar et foie gras semblera bien fade alors que le jour où il y a hamburger-frite la cantine, c’est la fête, même si on ne va pas se cacher que le steak est trop cuit et le pain trop dur.

C’est comme cela que des cadres de la Silicon Valley qui gagnent plusieurs centaines de milliers de dollars se trouvent maltraités parmi tant de millionaires. [2]

Le choix

Nous pouvons laisser la voiture volante aux Américains et aux ministres et PDG de 2030 qui les utiliseront tous seuls pendant que nous restons dans nos bouchons… comme tout le monde à galérer pendant une à deux heures tous les jours.

Nous pouvons aussi souhaiter qu’éventuellement des transports volants se démocratisent, alors il faut laisser des entrepreneurs créer les logiciels de pilotage, des batteries plus efficaces qui se rechargent plus vite, des moteurs plus économes, plus silencieux, les stations d’atterrissage sur les toits des immeubles, les services financiers, de location, de taxis et encore d’autres centaines d’innovations pour répondre aux besoins et la mesure des bénéficiaires et utilisateurs.

Toutes ces innovations se transmettront dans l’économie où elles permettront d’améliorer de nombreux produits et services, les rendants plus économes en énergie, plus efficaces, plus adaptés à nos besoins.

Ces entrepreneurs prendront des risques incroyables. Ils se forgeront des fortunes et des empires commerciaux. Ils créeront aussi bien plus d’emplois qu’ils n’en auront détruits, ils vous auront fait la vie plus facile — beaucoup plus facile — en ayant supprimé les bouchons et beaucoup d’autres problèmes que vous rencontrez au quotidien.

La concurrence sera importante entre toutes ces entreprises qui se demanderont tous les matins comment elles peuvent faire mieux que leurs concurrents. Elles mettront la pression sur leurs salariés.

Des millions de personnes auront vu leurs métiers disparaître et auront à en apprendre un nouveau pour éviter le déclassement.

Comme les porteurs d’eau.

Comme les dactylos.

Comme les marechal-ferrants.

Comme les agents de saisie.

Sauf que cela ira beaucoup plus vite.

Il aura fallu attirer des talents de Chine, d’Amérique et d’ailleurs pour compenser une population vieillissante.

Liberté contre sécurité

Cet exemple de la voiture volante est éloquent. Il fait partie de ces tartes la crème de la science-fiction qui se trouve maintenant à portée de main.

En ce moment même, des millions de chercheurs autour du monde sont en train de faire des découvertes extraordinaires qui pourraient changer nos vies au prix d’une nouvelle révolution industrielle.

Voulons-nous de cette révolution ? À quel rythme et à quel prix ?

Nos enfants aujourd’hui vivent moins bien que nous au même âge. Mais sommes-nous prêt à faire ce qu’il faut pour inverser cette fatalité ?

À votre bonne fortune,

Olivier Perrin

vidéo

Vidéo à voir : « La dette en héritage »

La dette c’est ce poison lent qui n’en fini pas de tuer votre avenir et celui de vos enfants.

Mais tout de même depuis 40 et quelques années que nous n’avons pas équilibré un budget et que l’on n’en finit pas de nous annoncer la catastrophe… C’est quoi le problème ?

Bienvenue dans le monde réel.

Ils sont 4 pour vous y accueillir. Ils font partie des « Éconoclastes ».

Ils vous parleront aussi de liberté de la presse (tant que cette vidéo est encore en ligne) et du temps où Warren Buffet était un punk.

J’ai apprécié cette vidéo et vous la recommande (lien cliquable).

 

À votre bonne fortune,

Olivier Perrin

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travail universel

C’est raté pour le travail universel

On ne les y reprendra pas.

Un quinquennat perdu pour inverser la courbe du chômage, 40 ans de « bataille pour l’emploi » qui se finissent en berezina, vraiment on ne les y reprendra pas.

On ne peut pas donner un travail à tout le monde, tant pis on se contentera de donner un salaire à tout le monde :

Bienvenue dans l’économie du revenu universel.

Pas de travail pour les imbéciles

Dans le monde du revenu universel, il y a une petite élite de gens très intelligents et très riches qui concentrent toute la création de richesse grâce aux robots qu’ils créent et contrôlent et le reste du monde qui se retrouve tout d’un coût désoeuvré sans travail, ni revenu : médecins, journalistes, artistes, comédiens nous serons bientôt tous remplacés par des machines bien plus fortes que nous.

Si vous êtes capitaliste, vous vous dites qu’il faut jeter un minimum en pâture aux masses ignorantes afin qu’elles consomment et restent dociles. Une sorte de mal nécessaire pour asseoir votre domination bienveillante.

Si vous êtes marxiste, vous vous dites qu’enfin on libère l’homme prolétaire du joug du salariat. Enfin il peut s’adonner tranquillement à ses activités citoyennes, culturelles ou associatives, vaquer à ses occupations sans avoir à trimer pour enrichir un patron.

Le revenu universel est peut-être la seule revendication défendue par des libéraux comme des socialistes, tendance vraie gauche.

Il y a quelque chose de bon dans cette idée du revenu universel.

L’obsession du chômage devient l’obsession du revenu

La fameuse bataille pour l’emploi que nos stratèges de gouvernants ont perdu est en fait une bataille contre le chômage.

Le chômage quand on y pense bien, est quelque chose de très bizarre.

Il est déjà compliqué de définir le chômage : à tel point qu’il y a en France entre 10 et 22% de chômeurs selon votre manière de compter.

Prenez Robert : il a déménagé pour suivre sa femme qui a eu une promotion dans une autre ville. Les revenus de sa femme suffisent mais s’il trouvait un job pas trop difficile, près de chez lui et bien payé, Robert le prendrait volontiers. Robert s’est bien sûr inscrit à Pôle Emploi mais est-il vraiment chômeur ?

Quelques années plus tard, Robert est divorcé, proche de l’âge de la retraite et n’arrive pas retrouver de travail malgré une situation précaire et de nombreuses recherches et tentatives infructueuses. Las, Robert s’est désinscrit de Pôle Emploi. N’est-il pas chômeur ?

D’ailleurs quel mal y a-t-il à ne pas travailler ? Le problème de Robert, ce n’est pas le travail : c’est la pauvreté

Il se trouve que la lutte contre le chômage est une invention du XXe siècle qui ne doit rien au hasard :

C’est la pierre angulaire du fonctionnement de l’État providence.

On le sait depuis le début : l’État providence, ça ne tient financièrement qu’avec le plein emploi (c’est-à-dire 3% de chômage), c’est d’ailleurs la thèse du second rapport Beveridge, du nom de ce parlementaire britannique qui avait posé les bases de l’État providence en 1942 puis la condition sine qua none en 1944 : le plein emploi.

Comprenez que la guerre contre le chômage n’est pas faite pour vous mais pour préserver le système tel qu’il a été conçu. Le système a beau ne plus marcher on préfère le conserver à votre dépend.

Le revenu universel a ceci de bon qu’il place le problème non plus au niveau du travail, ou plutôt de l’absence de travail, mais au niveau de la pauvreté qui est le vrai mal à combattre.

C’est le bon côté du revenu universel.

À la merci d’un État en décomposition

Le problème, c’est qu’une fois que vous avez réussi à mettre la mesure en place :

  • sans que les riches finissent de foutre le camp (c’est déjà le cas… la France a le record du monde des expatriations de millionnaires) ;
  • sans que la mesure provoque une inflation incontrôlée et
  • sans que l’État ne fasse faillite…

Eh bien vous venez de vous créer une dépendance vitale à l’État… Ad vitam.

Vitale, cela veut dire que la subsistance d’une bonne partie de la population dépendra de la bonne gestion et du bon vouloir de l’État pour toute votre vie, puis celle de vos enfants et petits enfants… Y êtes-vous prêt ?

C’est sans doute mieux que de dépendre d’un patron pour son salaire. Mais l’État est-il un bon patron ?

À partir de ce moment-là, toute personne qui arrive à la tête de l’État aura un moyen de pression immense pour vous obliger à :

  • participer à des travaux d’intérêts généraux quels qu’ils soient et même si vous les désapprouvez,
  • vous obliger à faire vos courses dans des magasins d’États,
  • vous obliger à habiter des logements d’État…

Au contraire ils pourront également vous interdire la liberté d’opinion (sous peine de vous faire couper votre allocation) ou la liberté de vous choisir un candidat ou toute action qui serait jugée non-politiquement correcte.

Bien sûr je ne dis pas que c’est au programme des candidats qui promeuvent cette mesure. Mais combien de temps se passera-t-il avant que cette belle idée se transforme en enfer ?

Déjà aujourd’hui, sur une échelle de 1 à 10 de bonne gestion, quelle note donneriez-vous à l’État ?

Dites un chiffre puis descendez au bas de cette page

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Si vous donnez moins de 6, cliquez ici, le projet dont je vous parlais la semaine dernière vous intéressera.

À votre bonne fortune,

Olivier Perrin

buffet-vauban

Au régime devant un buffet à volonté… Et ils ne voient pas le problème ?

Chère lectrice, cher lecteur,

L’Euro pour un gouvernement, c’est comme un régime sans sucre en face d’un buffet de desserts à volonté.

D’un côté, les critères de convergence et la fameuse « règle d’or » leur imposent un deficit de moins de 3% et une dette à 60% du PIB… C’est le régime.

De l’autre, la Banque Centrale Européenne, en faisant « tout pour préserver l’Euro » et en pratiquant une politique de taux bas voire négatifs, rend l’accès au crédit presque gratuit… C’est le buffet à volonté.

Excusez-moi, ce n’est pas du langage d’économiste, mais ce n’est pas plus compliqué que cela.

Bien sûr, si les États avaient un budget équilibré, il n’y aurait pas de problème.

Il se trouve que nous sommes des mangeurs compulsifs de dettes. Face à cette situation nous pouvons collectivement :

  • Attendre l’AVC sans rien changer (la situation actuelle) ;
  • Demander à notre voisin qui tient la ligne de nous faire une assiette et nous mettre aux critères allemands, c’est-à-dire opter pour la convergence européenne et une assiette de radis et de pain noir ;
  • Mettre ce buffet hors de notre vue et aller chasser notre pitance dans les bois ou à peu près.

Et quand je dis ça , je ne parle pas de quelque chose de théorique ou qui s’appliquerait aux autres, il s’agit de votre vie, de votre quotidien, de choix qui auront une importance considérable pour vous.

Il n’y a pas de honte à choisir l’une ou l’autre de ces 3 solutions. J’ai moi-même ma préférence et je ne vous dirai pas laquelle. Je suis très heureux si mes lettres vous font pencher vers un autre choix, le principal est d’être au clair avec vous-même.

Mais le beurre, l’argent du beurre et le sourire de la jolie crémière, ils ne sont que quelques-uns à les avoir tous : c’est à votre dépend et en vous mentant.

Je ne suis pas à votre place

Vous êtes plusieurs à me reprocher ces derniers jours d’être bien confortable au fond de mes pantoufles et de ne voir que les problèmes sans proposer les solutions.

Je ne me mouille pas assez me dites-vous. Vu l’énergie que je mets dans ces lettres, je ne crois pas mériter ces invectives.

Il se trouve qu’à titre personnel je n’aime pas fort que l’on me dise ce que je dois penser… Il se trouve aussi que je ne peux ouvrir un journal ou un site d’information sans être immédiatement agacé par tous les « il faut », les «  vous devez » et autres injonctions plus ou moins bienveillantes de journalistes sûrement bien intentionnés mais qui n’ont vraisemblablement pas compris qu’ils n’étaient pas le centre du monde. Aussi ne vous servirai-je pas ce que je rechigne pour moi-même.

En revanche, je crois que toute personne de bonne volonté, pour peu qu’elle ait un peu de temps à y consacrer peut apprendre à mettre à l’abri du besoin sa famille et ses proches des crises et convulsions de notre économie malade.

Il y a bien plus de vertu à agir à notre échelle qu’à discuter indéfiniment et attendre de nos politiques qu’ils nous servent avant leur intérêt personnel.

Vous avez peut-être remarqué que je suis en train de constituer depuis quelques jours un petit groupe de lecteurs qui souhaitent approfondir cette démarche.

Cliquez ici pour lire ou relire la présentation du projet (merci de répondre rapidement si vous êtes intéressé, les places partent vite).

À votre bonne fortune,

Olivier Perrin

monstre qui s'enfuis

Sortie de l’Euro : Le spectre de la dévaluation

Chère lecteur,

Tous les experts s’accordent pour le dire, si on sort de l’Euro, la nouvelle monnaie sera immédiatement dévaluée de 30% (ou plus, ou moins selon l’humeur de votre interlocuteur).

Là encore, c’est un peu comme prédire que vous allez prendre 30 kilos si vous divorcez. Oui c’est possible.

Ce qui fait la valeur d’une monnaie, c’est la confiance qu’on lui porte. Vous pouvez être petit comme la Suisse et avoir une monnaie très forte ou au contraire grand comme la Chine et avoir une monnaie faible.

Si en sortant de l’Euro, la France rendait sa nouvelle monnaie convertible en or, la gageait sur les richesses de l’État et se mettait à dégager un excédent budgétaire, vous pouvez être sûr que le nouveau Franc bien au contraire s’apprécierait fortement face à l’Euro et que le problème serait inverse.

Bien sûr, il y a là un os : dégager un excédent budgétaire, la dernière fois c’était il y a 43 ans. Il semblerait que depuis tout ce temps nous avons dû oublier comment on équilibre un budget.

Et pourquoi donc équilibrer un budget ?

Après tout, le Japon a bien 2 fois plus de dettes que nous et les Japonais ne vivent pas mal.

Après tout seuls l’Allemagne et le Luxembourg équilibrent leur budget au sein de la zone Euro.

Finalement profitons de cette manne tombée du ciel — les  « investisseurs » ne veulent-ils pas investir en France gratuitement ou presque ? Quelle différence cela peut faire d’avoir 100 ou 200% d’endettement quand l’endettement est gratuit ?

Car il est là le cadeau empoisonné de l’Euro. L’Euro est « Too big to fail ». Imaginez les conséquences pour l’économie mondiale d’un effondrement de l’Euro. Quand vous êtes le gouvernement de la deuxième économie de la zone Euro, vous pouvez faire n’importe quoi : ils vous repêcheront. Au pire ils vous enverront la Troïka. C’est encore mieux, vous n’avez plus à prendre les décisions.

L’Euro est une morphine.

La grande qualité de l’Euro, tel qu’il est piloté par la Banque Centrale Européenne, est d’apaiser la douleur : L’État peut s’endetter gratuitement pour honorer ses dépenses. Il peut distribuer ses prébendes et acheter la paix.

Cette qualité permet de faire face à une crise aigüe. Sans doute l’Euro a évité le chaos en Europe en 2008.

Mais de même que la morphine à haute dose accélère le décès des grands malades, l’Euro asphyxie nos économies :

Il nous permet d’importer à bon compte sans crainte de fuite des capitaux et affaiblit notre industrie.

Il nous permet de vivre très au dessus de nos moyens sans crainte de nos créanciers.

Il permet à l’État de capter 57% de la richesse créée sans se soucier de l’asphyxie de notre économie.

Que fait l’État de cette fortune ?

  • Un élève de primaire « coûte » 5469 € par an dans le public mais seulement 3518€ dans le privé — enseignants et élèves y sont-ils moins bien traités ? ;
  • Une hospitalisation coûte en moyenne 2115€ par jour dans un hôpital public contre 1 204€ dans une clinique privée — patients et personnels y sont-ils moins bien traités ?;
  • Dois-je vous parler des billets d’avion ? des colis postaux ? du ferroutage ? des investissements catastrophiques de la Banque Publique de Financement ? De la faillite des systèmes de retraite ?
  • Comment se fait-il que le service après-vente d’un site qui vend des chaussures à 10€ soit impeccable tandis que le moindre contact avec une administration publique est un calvaire ?

Le problème, ce ne sont pas les professeurs, ni les personnels hospitaliers, ni les fonctionnaires, ni les contractuels. Ils ne travaillent pas moins bien dans le public que dans le privé. Le problème c’est la machine monstrueuse qu’est devenue l’État dont l’organisation monopolistique broie les bénéficiaires, usagers, employés, concurrents…

L’Euro devait faire aboutir la libre circulation des biens et des personnes en faisant tomber les frontières monétaires. La réalité est qu’en protégeant les États de la faillite et de toute concurrence entre eux, l’Euro a donné aux États une situation de monopole morbide sur leurs économies.

Il n’y a même pas la « guerre féroce » que l’on nous promettait pour savoir qui accueillera les services financiers que le Brexit risque de chasser de Londres. À Paris, on se contente de pavaner en vantant l’art et la qualité de vie à la Française. Il y a pourtant entre 20 000 et 70 000 emplois directs et 1 milliard d’euros de recettes fiscales à la clé, sans doute trois fois plus en comptant les emplois indirects. La France a d’ores et déjà perdu les compagnies d’assurances : Nous n’avons pas pris la peine d’aller à la rencontre des assureurs britanniques.

Nos gouvernants sont devenus des junkies.

À votre bonne fortune,

Olivier Perrin

demain

De quoi demain sera fait

Ce matin-là, on a enlevé le drapeau à la mairie. On l’a remplacé par celui de l’Union.

Il y a peu de monde sur le parvis. Vous alliez entonner la Marseillaise mais c’est l’Hymne à la joie qui retentit.

Nous sommes un 9 Mai, c’est la fête de l’Europe.

Des militaires patrouillent mitraillette au bras pendant que d’autres filtrent l’entrée de la « zone de manifestation sécurisée ».

Vous vous retournez. Un drone, pas plus gros qu’un colibri est en train de vous dévisager.

Vous recevez une notification sur votre téléphone. C’est la compagnie d’assurance : pour votre sécurité, il ne faut pas rester trop longtemps au même endroit (Au bout de 3 rappels, une amende est prélevée automatiquement sur votre compte).

Nouvelle notification sur votre téléphone, 3 attentats ont été déjoués cette semaine.

En rentrant chez vous, vous vous arrêtez au distributeur géant qui a remplacé la supérette. Sur l’écran vous choisissez un plat préparé de boeuf bourguignon. ACHAT REFUSÉ. Vous avez déjà consommé votre « quota-santé » de viande. Nouvelle notification de votre assureur sur votre téléphone : « une bonne alimentation contribue à une bonne santé ». Vous tremblez pour votre bonus.

Vous vous rabattez sur le gratin végétarien que vous propose l’écran avec insistance. ACHAT REFUSÉ. Vous n’avez plus assez de crédit disponible.

Vous venez pourtant de recevoir votre allocation retraite universelle. Vous appelez la banque en vain. La seule chose que vous obtiendrez de la machine est un petit sachet de carottes à la belle couleur orange et au goût de javel.

Vous tournez dans votre poche une vieille pièce de monnaie que vous gardez comme une relique depuis que l’argent liquide a été interdit pour lutter contre le financement du terrorisme.

Vous ne vous risquerez pas au marché noir ce soir. Depuis que le gouvernement à mandaté des sociétés privées pour lutter contre les transactions illicites, le nombre de drones de surveillance a explosé.

Nous sommes en 2025. Et vous vous demandez bien comment on a pu en arriver là.

 

On a supprimé les contrôles aux frontières… Mais était-ce pour mieux les réinstaller au coeur même de nos villes ?

Est-ce vraiment pour préserver la paix que l’on a instauré un climat de guerre perpétuelle ?

Est-ce au nom de la libre concurrence qu’on a créé des sociétés plus puissantes encore que les États pour vous dicter jusqu’à ce que vous devez mettre dans votre assiette… Non pas pour votre santé, mais pour leurs profits ?

Serait-ce cette norme sanitaire européenne qui donne aux carottes ce goût de javel ? Ou le traité de libre échange qui a eu la peau du camembert au lait cru.

Personne, pourtant, ne voulait de cette Europe-là.

  • Les Grecs en 2015 avaient bien voté contre le plan de sauvetage de l’Europe. Ils l’ont eu quand même. Aujourd’hui déjà la retraite de base d’un Grec est en dessous du seuil de pauvreté.
  • Les Français en 2005 avaient voté contre la constitution européenne : ils l’ont eu quand même. Aujourd’hui déjà 80% des lois votées par le parlement français ne sont que des ratifications de directives européennes.
  • Les Italiens aussi avaient dit non en 2016 juste après que le Royaume-Uni ait voté sa sortie de l’Union-Européenne…

Tous les pays qui organisent un referendum sur la construction européenne disent NON. Non nous ne voulons pas de cette Europe-là.

Et encore n’a-t-on pas posé la question aux Espagnols, aux Portugais, aux Hollandais, aux Allemands…

Le président slovaque Robert Fico qui présidait jusqu’au 1er janvier le Conseil de l’Europe a beau supplier les États membres d’arrêter les referendums sur l’Europe, le débat s’invite maintenant dans les élections nationales : française, hollandaise, allemande et italienne.

Il faut que Pierre Moscovici, Commissaire Européen aux affaires économiques et ancien ministre de l’économie française monte au créneau pour agiter le chiffon rouge de sanctions de Bruxelles si ce n’est pas un candidat pro-Euro qui est élu. La voix de M. Moscovici a-t-elle plus de valeur que celle de 45 millions d’électeurs français ?

Malgré toute la propagande, la réalité est bien là : vos enfants vivent moins bien que vous au même âge.

Est-ce bien cela que nous voulons ?

À votre bonne fortune,

Olivier Perrin

lafindeleuro

Nouveau film sur les écrans : La Fin de l’Euro

Si on sort de l’Euro, cela sera terrible.

« Un scénario catastrophe » selon le Huffington Post
« Une facture astronomique » selon Capital
« Un coût de 180 milliard d’euros et 500 000 emplois » selon le Figaro
« Des effets massifs et brutaux » selon France Infos

Le scenario est efficace et les effets spéciaux impressionnants.

Heureusement que les journalistes d’État et la foule des experts bien intentionnés sont là pour vous prévenir et vous éviter le pire.

Le sujet habituellement ne les intéresse pas tant. Mais là, nous sommes en campagne présidentielle. Sous couvert d’économie, ce qui les intéresse en fait c’est la politique: ils vous camouflent le vieil argument du « barrage aux extrêmes ». Ce n’est pas de l’économie, c’est de la propagande.

Mettons la politique de côté et regardons les conséquences économiques d’une sortie de l’Euro.

Combien ça coûte ?

C’est l’argument marteau de la presse conventionnelle : cela va nous coûter si cher que l’éventuel remède sera à coup sûr pire que le mal.

En cause : Si la France sort de l’Euro, le nouveau Franc serait immédiatement dévalué, nous appauvrissant tous d’un coup.

Il faut être bien sûr de soi ou en mal de publicité pour avancer un chiffre sur le coût d’une sortie de l’Euro.

L’Institut Montaigne a osé : une sortie de l’Euro coûterait environ 180 milliards d’euros par an et à long terme… l’équivalent de dix millions de salaires au SMIC, tous les ans.

L’Institut Montaigne est un « think tank » créé par Claude Bébéar, un proche soutien d’Emmanuel Macron pour réconcilier compétitivité et cohésion sociale : bref c’est un organe de propagande.

Pour faire ce savant calcul, ces messieurs de l’Institut ont eu accès à un logiciel du ministère des finances au nom d’oiseau : « Mésange ».

C’est un logiciel de prévision à court terme mais qui n’empêche pas l’institut de faire des prévisions à long terme.

Surtout , C’est un logiciel qui calcule en euros. Mais si vous sortez de l’Euro vous ne comptez plus en euros, mais en francs.

C’est une méchante pirouette de l’étude : c’est comme si vous souhaitiez mesurer votre taille en kilogrammes ou que vous regardiez l’économie française d’aujourd’hui en comptant en dollars :

L’Euro a perdu 30% de sa valeur face au Dollar depuis 3 ans. En bref il s’est déjà passé entre l’Euro et le Dollar ce que prévoit l’Institut Montaigne en cas de sortie de l’Euro : une dévaluation importante, source de tous les maux.

En 2014, le PIB de la France était de 2141 milliards d’€ ou 2839 milliards de $.

En 2015, le PIB de la France était de 2181 milliards d’€ mais seulement 2419 milliards de $ à cause des variations de change.

En un an, le PIB de la France en dollars a chuté de 15%, soit bien plus que la chute de 9% de PIB à long terme du scenario catastrophe que prévoit l’Institut Montaigne.

Vous avez déjà vécu le drame annoncé par l’Institut en bien pire. Pourtant votre salaire n’a pas bougé, ni le prix de votre baguette de pain.

Le calcul de l’Institut Montaigne est une grosse bêtise (ou manipulation) qui ne veut rien dire du tout.

La vérité est qu’il n’existe aucun modèle qui permette d’approcher de près ou de loin le coût d’une sortie de l’Euro.

Si on sort de l’Euro, c’est la grande inconnue. Sortir de l’Euro, c’est comme une rupture amoureuse après 15 ans de vie commune. Vous ne savez pas de quoi demain sera fait.

C’est la question que les Grecs doivent se poser depuis 2010. Dans leur cas, ce que nous savons, c’est qui se passe en restant dans l’Euro.

 

À votre bonne fortune,

Olivier Perrin

Les conséquences économiques de l’Euro, ce « Deutsche Mark dissimulé »

 

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Madame, Monsieur, Chère amie, cher ami,

C’est un hasard du calendrier.

Je vous ai envoyé mardi une lettre sur les problèmes de la zone Euro.

Au moment-même où un proche conseiller de Donald Trump, Peter Navarro accusait l’Allemagne d’exploiter ses partenaires européens et les États-Unis avec un « Deutsche Mark dissimulé ».

L’Allemagne, d’après Peter Navarro, truquerait la valeur de l’Euro à son avantage.

Ce qui a été directement et abondamment relevé comme un mensonge politique est pourtant une vérité d’un point de vue économique.

Le mensonge politique a été immédiatement relevé par Madame Merkel elle-même : « l’Allemagne est un pays qui a toujours plaidé pour que la Banque centrale européenne mène une politique indépendante, de la même façon que la Bundesbank en a mené une quand il n’y avait pas encore l’euro« .

Mais ce qui est une grossièreté politique très efficace comme vous allez voir, est bel et bien une vérité sur le plan économique.

Depuis 3 ans, l’euro a perdu 30% de sa valeur face au dollar.

C’est-à-dire qu’une BMW série 3, la voiture de luxe la plus vendue au monde, produite en Allemagne et vendue aux États-Unis, a vu son coût de production diminuer de 30% par rapport aux constructeurs Américains.

Et cela, bien sûr, ne plaît pas au Président Trump et sa nouvelle administration.

Il se trouve que l’Euro a perdu 30% face au dollar, non pas à cause d’une volonté délibérée de l’Allemagne, mais à cause de l’interventionnisme massif de la BCE pour soutenir l’Italie et l’Espagne.

En 2017, il va falloir choisir, un président certes mais sans doute aussi une monnaie.

Je m’appelle Olivier Perrin et je suis le Vaillant Petit Économiste. À partir d’aujourd’hui, je vous dire tous ces petits secrets que les experts vus à la TV vous cachent soigneusement.

Inscrivez-vous ICI  à La lettre du vaillant petit économiste (lien cliquable) . C’est gratuit et vous recevrez immédiatement mon dossier sur les conséquences économiques de l’Euro, ce « Deutsche Mark dissimulé ».

 

À votre bonne fortune,

Olivier Perrin,

Le Vaillant Petit Économiste

 

 

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Bye Bye Uber !

UBER 2

Chère lectrice, Cher lecteur,

Pietro est italien et chauffeur de taxi. Il a 75 ans, une classe folle et un plan pour faire la nique à UBER.

Il s’est associé avec 10 autres chauffeurs. Il a baissé ses tarifs de 30% et loue une application « comme Uber » pour 50€ par mois… Et en plus il répond au téléphone.

Que fait-il pour se faire connaître ? Il fait « le Uber », à chaque client que lui apporte Uber, il donne sa carte de visite et je peux vous assurer que ça marche, en tout cas avec moi qui ait précieusement rangé sa carte de visite et téléchargé son application.

Le modèle actuel d’Uber n’est pas viable

UBER a perdu 3 milliards de dollars en 2016 et 4,5 milliards depuis ses débuts. L’entreprise s’est retiré du marché chinois après un fiasco mémorable. Elle provoque la colère des chauffeurs en France et des politiques dans de nombreuses villes du monde.

Pourtant la société est valorisée 67 milliards de dollars.

Attention, cela ne veut absolument pas dire qu’elle les vaut. Cela veut dire que certains investisseurs ont payé une fraction de ce prix pour avoir le droit de détenir une même fraction de l’entreprise.

Cela veut dire surtout que ces investisseurs vont absolument tout faire pour que leur investissement soit rentable : c’est-à-dire qu’il va falloir qu’Uber trouve plus de 70 milliards de profits dans les années à venir (il faut aussi sécher les pertes), beaucoup plus même pour assurer une plus-value substantielle à ces messieurs de la Silicon Valley et de Goldman Sachs.

Mais qu’a donc Uber qui justifie que nous le payions 70 milliards de plus que Pietro qui n’est pas loin de pouvoir fournir 90% du service d’Uber pour un investissement que 10 chauffeurs de taxis peuvent aligner ?

Je m’appelle Olivier Perrin et je suis le Vaillant Petit Économiste. À partir d’aujourd’hui, je vous dire tous ces petits secrets que les experts vus à la TV vous cachent soigneusement.

Inscrivez-vous ICI  à La lettre du vaillant petit économiste (lien cliquable) . C’est gratuit et vous recevrez immédiatement mon dossier sur Uber et l’avenir de la société au développement le plus rapide de l’histoire.

À votre bonne fortune,

Olivier Perrin,

Le Vaillant Petit Économiste

 

 

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