monstre qui s'enfuis

Sortie de l’Euro : Le spectre de la dévaluation

Chère lecteur,

Tous les experts s’accordent pour le dire, si on sort de l’Euro, la nouvelle monnaie sera immédiatement dévaluée de 30% (ou plus, ou moins selon l’humeur de votre interlocuteur).

Là encore, c’est un peu comme prédire que vous allez prendre 30 kilos si vous divorcez. Oui c’est possible.

Ce qui fait la valeur d’une monnaie, c’est la confiance qu’on lui porte. Vous pouvez être petit comme la Suisse et avoir une monnaie très forte ou au contraire grand comme la Chine et avoir une monnaie faible.

Si en sortant de l’Euro, la France rendait sa nouvelle monnaie convertible en or, la gageait sur les richesses de l’État et se mettait à dégager un excédent budgétaire, vous pouvez être sûr que le nouveau Franc bien au contraire s’apprécierait fortement face à l’Euro et que le problème serait inverse.

Bien sûr, il y a là un os : dégager un excédent budgétaire, la dernière fois c’était il y a 43 ans. Il semblerait que depuis tout ce temps nous avons dû oublier comment on équilibre un budget.

Et pourquoi donc équilibrer un budget ?

Après tout, le Japon a bien 2 fois plus de dettes que nous et les Japonais ne vivent pas mal.

Après tout seuls l’Allemagne et le Luxembourg équilibrent leur budget au sein de la zone Euro.

Finalement profitons de cette manne tombée du ciel — les  « investisseurs » ne veulent-ils pas investir en France gratuitement ou presque ? Quelle différence cela peut faire d’avoir 100 ou 200% d’endettement quand l’endettement est gratuit ?

Car il est là le cadeau empoisonné de l’Euro. L’Euro est « Too big to fail ». Imaginez les conséquences pour l’économie mondiale d’un effondrement de l’Euro. Quand vous êtes le gouvernement de la deuxième économie de la zone Euro, vous pouvez faire n’importe quoi : ils vous repêcheront. Au pire ils vous enverront la Troïka. C’est encore mieux, vous n’avez plus à prendre les décisions.

L’Euro est une morphine.

La grande qualité de l’Euro, tel qu’il est piloté par la Banque Centrale Européenne, est d’apaiser la douleur : L’État peut s’endetter gratuitement pour honorer ses dépenses. Il peut distribuer ses prébendes et acheter la paix.

Cette qualité permet de faire face à une crise aigüe. Sans doute l’Euro a évité le chaos en Europe en 2008.

Mais de même que la morphine à haute dose accélère le décès des grands malades, l’Euro asphyxie nos économies :

Il nous permet d’importer à bon compte sans crainte de fuite des capitaux et affaiblit notre industrie.

Il nous permet de vivre très au dessus de nos moyens sans crainte de nos créanciers.

Il permet à l’État de capter 57% de la richesse créée sans se soucier de l’asphyxie de notre économie.

Que fait l’État de cette fortune ?

  • Un élève de primaire « coûte » 5469 € par an dans le public mais seulement 3518€ dans le privé — enseignants et élèves y sont-ils moins bien traités ? ;
  • Une hospitalisation coûte en moyenne 2115€ par jour dans un hôpital public contre 1 204€ dans une clinique privée — patients et personnels y sont-ils moins bien traités ?;
  • Dois-je vous parler des billets d’avion ? des colis postaux ? du ferroutage ? des investissements catastrophiques de la Banque Publique de Financement ? De la faillite des systèmes de retraite ?
  • Comment se fait-il que le service après-vente d’un site qui vend des chaussures à 10€ soit impeccable tandis que le moindre contact avec une administration publique est un calvaire ?

Le problème, ce ne sont pas les professeurs, ni les personnels hospitaliers, ni les fonctionnaires, ni les contractuels. Ils ne travaillent pas moins bien dans le public que dans le privé. Le problème c’est la machine monstrueuse qu’est devenue l’État dont l’organisation monopolistique broie les bénéficiaires, usagers, employés, concurrents…

L’Euro devait faire aboutir la libre circulation des biens et des personnes en faisant tomber les frontières monétaires. La réalité est qu’en protégeant les États de la faillite et de toute concurrence entre eux, l’Euro a donné aux États une situation de monopole morbide sur leurs économies.

Il n’y a même pas la « guerre féroce » que l’on nous promettait pour savoir qui accueillera les services financiers que le Brexit risque de chasser de Londres. À Paris, on se contente de pavaner en vantant l’art et la qualité de vie à la Française. Il y a pourtant entre 20 000 et 70 000 emplois directs et 1 milliard d’euros de recettes fiscales à la clé, sans doute trois fois plus en comptant les emplois indirects. La France a d’ores et déjà perdu les compagnies d’assurances : Nous n’avons pas pris la peine d’aller à la rencontre des assureurs britanniques.

Nos gouvernants sont devenus des junkies.

À votre bonne fortune,

Olivier Perrin

demain

De quoi demain sera fait

Ce matin-là, on a enlevé le drapeau à la mairie. On l’a remplacé par celui de l’Union.

Il y a peu de monde sur le parvis. Vous alliez entonner la Marseillaise mais c’est l’Hymne à la joie qui retentit.

Nous sommes un 9 Mai, c’est la fête de l’Europe.

Des militaires patrouillent mitraillette au bras pendant que d’autres filtrent l’entrée de la « zone de manifestation sécurisée ».

Vous vous retournez. Un drone, pas plus gros qu’un colibri est en train de vous dévisager.

Vous recevez une notification sur votre téléphone. C’est la compagnie d’assurance : pour votre sécurité, il ne faut pas rester trop longtemps au même endroit (Au bout de 3 rappels, une amende est prélevée automatiquement sur votre compte).

Nouvelle notification sur votre téléphone, 3 attentats ont été déjoués cette semaine.

En rentrant chez vous, vous vous arrêtez au distributeur géant qui a remplacé la supérette. Sur l’écran vous choisissez un plat préparé de boeuf bourguignon. ACHAT REFUSÉ. Vous avez déjà consommé votre « quota-santé » de viande. Nouvelle notification de votre assureur sur votre téléphone : « une bonne alimentation contribue à une bonne santé ». Vous tremblez pour votre bonus.

Vous vous rabattez sur le gratin végétarien que vous propose l’écran avec insistance. ACHAT REFUSÉ. Vous n’avez plus assez de crédit disponible.

Vous venez pourtant de recevoir votre allocation retraite universelle. Vous appelez la banque en vain. La seule chose que vous obtiendrez de la machine est un petit sachet de carottes à la belle couleur orange et au goût de javel.

Vous tournez dans votre poche une vieille pièce de monnaie que vous gardez comme une relique depuis que l’argent liquide a été interdit pour lutter contre le financement du terrorisme.

Vous ne vous risquerez pas au marché noir ce soir. Depuis que le gouvernement à mandaté des sociétés privées pour lutter contre les transactions illicites, le nombre de drones de surveillance a explosé.

Nous sommes en 2025. Et vous vous demandez bien comment on a pu en arriver là.

 

On a supprimé les contrôles aux frontières… Mais était-ce pour mieux les réinstaller au coeur même de nos villes ?

Est-ce vraiment pour préserver la paix que l’on a instauré un climat de guerre perpétuelle ?

Est-ce au nom de la libre concurrence qu’on a créé des sociétés plus puissantes encore que les États pour vous dicter jusqu’à ce que vous devez mettre dans votre assiette… Non pas pour votre santé, mais pour leurs profits ?

Serait-ce cette norme sanitaire européenne qui donne aux carottes ce goût de javel ? Ou le traité de libre échange qui a eu la peau du camembert au lait cru.

Personne, pourtant, ne voulait de cette Europe-là.

  • Les Grecs en 2015 avaient bien voté contre le plan de sauvetage de l’Europe. Ils l’ont eu quand même. Aujourd’hui déjà la retraite de base d’un Grec est en dessous du seuil de pauvreté.
  • Les Français en 2005 avaient voté contre la constitution européenne : ils l’ont eu quand même. Aujourd’hui déjà 80% des lois votées par le parlement français ne sont que des ratifications de directives européennes.
  • Les Italiens aussi avaient dit non en 2016 juste après que le Royaume-Uni ait voté sa sortie de l’Union-Européenne…

Tous les pays qui organisent un referendum sur la construction européenne disent NON. Non nous ne voulons pas de cette Europe-là.

Et encore n’a-t-on pas posé la question aux Espagnols, aux Portugais, aux Hollandais, aux Allemands…

Le président slovaque Robert Fico qui présidait jusqu’au 1er janvier le Conseil de l’Europe a beau supplier les États membres d’arrêter les referendums sur l’Europe, le débat s’invite maintenant dans les élections nationales : française, hollandaise, allemande et italienne.

Il faut que Pierre Moscovici, Commissaire Européen aux affaires économiques et ancien ministre de l’économie française monte au créneau pour agiter le chiffon rouge de sanctions de Bruxelles si ce n’est pas un candidat pro-Euro qui est élu. La voix de M. Moscovici a-t-elle plus de valeur que celle de 45 millions d’électeurs français ?

Malgré toute la propagande, la réalité est bien là : vos enfants vivent moins bien que vous au même âge.

Est-ce bien cela que nous voulons ?

À votre bonne fortune,

Olivier Perrin

lafindeleuro

Nouveau film sur les écrans : La Fin de l’Euro

Si on sort de l’Euro, cela sera terrible.

« Un scénario catastrophe » selon le Huffington Post
« Une facture astronomique » selon Capital
« Un coût de 180 milliard d’euros et 500 000 emplois » selon le Figaro
« Des effets massifs et brutaux » selon France Infos

Le scenario est efficace et les effets spéciaux impressionnants.

Heureusement que les journalistes d’État et la foule des experts bien intentionnés sont là pour vous prévenir et vous éviter le pire.

Le sujet habituellement ne les intéresse pas tant. Mais là, nous sommes en campagne présidentielle. Sous couvert d’économie, ce qui les intéresse en fait c’est la politique: ils vous camouflent le vieil argument du « barrage aux extrêmes ». Ce n’est pas de l’économie, c’est de la propagande.

Mettons la politique de côté et regardons les conséquences économiques d’une sortie de l’Euro.

Combien ça coûte ?

C’est l’argument marteau de la presse conventionnelle : cela va nous coûter si cher que l’éventuel remède sera à coup sûr pire que le mal.

En cause : Si la France sort de l’Euro, le nouveau Franc serait immédiatement dévalué, nous appauvrissant tous d’un coup.

Il faut être bien sûr de soi ou en mal de publicité pour avancer un chiffre sur le coût d’une sortie de l’Euro.

L’Institut Montaigne a osé : une sortie de l’Euro coûterait environ 180 milliards d’euros par an et à long terme… l’équivalent de dix millions de salaires au SMIC, tous les ans.

L’Institut Montaigne est un « think tank » créé par Claude Bébéar, un proche soutien d’Emmanuel Macron pour réconcilier compétitivité et cohésion sociale : bref c’est un organe de propagande.

Pour faire ce savant calcul, ces messieurs de l’Institut ont eu accès à un logiciel du ministère des finances au nom d’oiseau : « Mésange ».

C’est un logiciel de prévision à court terme mais qui n’empêche pas l’institut de faire des prévisions à long terme.

Surtout , C’est un logiciel qui calcule en euros. Mais si vous sortez de l’Euro vous ne comptez plus en euros, mais en francs.

C’est une méchante pirouette de l’étude : c’est comme si vous souhaitiez mesurer votre taille en kilogrammes ou que vous regardiez l’économie française d’aujourd’hui en comptant en dollars :

L’Euro a perdu 30% de sa valeur face au Dollar depuis 3 ans. En bref il s’est déjà passé entre l’Euro et le Dollar ce que prévoit l’Institut Montaigne en cas de sortie de l’Euro : une dévaluation importante, source de tous les maux.

En 2014, le PIB de la France était de 2141 milliards d’€ ou 2839 milliards de $.

En 2015, le PIB de la France était de 2181 milliards d’€ mais seulement 2419 milliards de $ à cause des variations de change.

En un an, le PIB de la France en dollars a chuté de 15%, soit bien plus que la chute de 9% de PIB à long terme du scenario catastrophe que prévoit l’Institut Montaigne.

Vous avez déjà vécu le drame annoncé par l’Institut en bien pire. Pourtant votre salaire n’a pas bougé, ni le prix de votre baguette de pain.

Le calcul de l’Institut Montaigne est une grosse bêtise (ou manipulation) qui ne veut rien dire du tout.

La vérité est qu’il n’existe aucun modèle qui permette d’approcher de près ou de loin le coût d’une sortie de l’Euro.

Si on sort de l’Euro, c’est la grande inconnue. Sortir de l’Euro, c’est comme une rupture amoureuse après 15 ans de vie commune. Vous ne savez pas de quoi demain sera fait.

C’est la question que les Grecs doivent se poser depuis 2010. Dans leur cas, ce que nous savons, c’est qui se passe en restant dans l’Euro.

 

À votre bonne fortune,

Olivier Perrin

Les conséquences économiques de l’Euro, ce « Deutsche Mark dissimulé »

 

Capture d’écran 2017-02-07 à 10.03.07

Madame, Monsieur, Chère amie, cher ami,

C’est un hasard du calendrier.

Je vous ai envoyé mardi une lettre sur les problèmes de la zone Euro.

Au moment-même où un proche conseiller de Donald Trump, Peter Navarro accusait l’Allemagne d’exploiter ses partenaires européens et les États-Unis avec un « Deutsche Mark dissimulé ».

L’Allemagne, d’après Peter Navarro, truquerait la valeur de l’Euro à son avantage.

Ce qui a été directement et abondamment relevé comme un mensonge politique est pourtant une vérité d’un point de vue économique.

Le mensonge politique a été immédiatement relevé par Madame Merkel elle-même : « l’Allemagne est un pays qui a toujours plaidé pour que la Banque centrale européenne mène une politique indépendante, de la même façon que la Bundesbank en a mené une quand il n’y avait pas encore l’euro« .

Mais ce qui est une grossièreté politique très efficace comme vous allez voir, est bel et bien une vérité sur le plan économique.

Depuis 3 ans, l’euro a perdu 30% de sa valeur face au dollar.

C’est-à-dire qu’une BMW série 3, la voiture de luxe la plus vendue au monde, produite en Allemagne et vendue aux États-Unis, a vu son coût de production diminuer de 30% par rapport aux constructeurs Américains.

Et cela, bien sûr, ne plaît pas au Président Trump et sa nouvelle administration.

Il se trouve que l’Euro a perdu 30% face au dollar, non pas à cause d’une volonté délibérée de l’Allemagne, mais à cause de l’interventionnisme massif de la BCE pour soutenir l’Italie et l’Espagne.

En 2017, il va falloir choisir, un président certes mais sans doute aussi une monnaie.

Je m’appelle Olivier Perrin et je suis le Vaillant Petit Économiste. À partir d’aujourd’hui, je vous dire tous ces petits secrets que les experts vus à la TV vous cachent soigneusement.

Inscrivez-vous ICI  à La lettre du vaillant petit économiste (lien cliquable) . C’est gratuit et vous recevrez immédiatement mon dossier sur les conséquences économiques de l’Euro, ce « Deutsche Mark dissimulé ».

 

À votre bonne fortune,

Olivier Perrin,

Le Vaillant Petit Économiste

 

 

Politique de confidentialité

Bye Bye Uber !

UBER 2

Chère lectrice, Cher lecteur,

Pietro est italien et chauffeur de taxi. Il a 75 ans, une classe folle et un plan pour faire la nique à UBER.

Il s’est associé avec 10 autres chauffeurs. Il a baissé ses tarifs de 30% et loue une application « comme Uber » pour 50€ par mois… Et en plus il répond au téléphone.

Que fait-il pour se faire connaître ? Il fait « le Uber », à chaque client que lui apporte Uber, il donne sa carte de visite et je peux vous assurer que ça marche, en tout cas avec moi qui ait précieusement rangé sa carte de visite et téléchargé son application.

Le modèle actuel d’Uber n’est pas viable

UBER a perdu 3 milliards de dollars en 2016 et 4,5 milliards depuis ses débuts. L’entreprise s’est retiré du marché chinois après un fiasco mémorable. Elle provoque la colère des chauffeurs en France et des politiques dans de nombreuses villes du monde.

Pourtant la société est valorisée 67 milliards de dollars.

Attention, cela ne veut absolument pas dire qu’elle les vaut. Cela veut dire que certains investisseurs ont payé une fraction de ce prix pour avoir le droit de détenir une même fraction de l’entreprise.

Cela veut dire surtout que ces investisseurs vont absolument tout faire pour que leur investissement soit rentable : c’est-à-dire qu’il va falloir qu’Uber trouve plus de 70 milliards de profits dans les années à venir (il faut aussi sécher les pertes), beaucoup plus même pour assurer une plus-value substantielle à ces messieurs de la Silicon Valley et de Goldman Sachs.

Mais qu’a donc Uber qui justifie que nous le payions 70 milliards de plus que Pietro qui n’est pas loin de pouvoir fournir 90% du service d’Uber pour un investissement que 10 chauffeurs de taxis peuvent aligner ?

Je m’appelle Olivier Perrin et je suis le Vaillant Petit Économiste. À partir d’aujourd’hui, je vous dire tous ces petits secrets que les experts vus à la TV vous cachent soigneusement.

Inscrivez-vous ICI  à La lettre du vaillant petit économiste (lien cliquable) . C’est gratuit et vous recevrez immédiatement mon dossier sur Uber et l’avenir de la société au développement le plus rapide de l’histoire.

À votre bonne fortune,

Olivier Perrin,

Le Vaillant Petit Économiste

 

 

Politique de confidentialité

capture-decran-2016-11-02-16-45-17

Cher lecteur,

À partir du 8 novembre prochain, les pouvoirs publics pourront :

  • Fixer arbitrairement les rendements des assurances vie, à la manière du livret A et à la place des compagnies d’assurances et ;
  • Geler indéfiniment les retraits de vos assurances vie — c’est à dire que vous ne pouvez pas jouir de votre épargne même si vous en avez besoin. Ce qui s’apparente à de la spoliation.

Il s’agit d’un arsenal de mesures qui pourront bien sûr être appliquées à une compagnie d’assurance en difficulté mais aussi à toutes les companies d’assurances :

C’est une nationalisation de l’épargne qui ne dit pas son nom.

Une assurance vie est essentiellement un produit d’épargne qui n’aurait pas d’intérêt particulier si elle n’était largement défiscalisée.

C’est cette défiscalisation qui permet aux contrats d’assurance vie de présenter le meilleur rapport rendement / sécurité pour les épargnants, du plus modeste au plus fortuné.

C’est ainsi que les contrats d’assurance vie représentent aujourd’hui 40% de l’épargne en France — 1 500 Mds€ en valeur.

Cette incitation fiscale n’est bien sûre pas une simple largesse désintéressée de l’État :

Elle a permis à l’État de capter une bonne partie de cette manne de 1 500 Mds€ pour financer à bon compte sa dette, 80% des avoirs des assurances vie sont placés en dette souveraine — ce que l’on appelle « les fonds euro ».

Malheureusement, cela a aussi créé une distorsion dangereuse.

Cette forte incitation à placer votre argent dans un fonds euros d’assurance vie a privé l’économie privée d’une source importante de financement — en particulier les PME qui souffrent tant depuis 2008.

Mais ce n’est pas tout. Voilà que l’État et le gouverneur de la banque de France, M. Villleroy de Galhau, trouvent tout d’un coup que les largesses fiscales de l’assurance vie participent à un « excédent d’épargne » [1].

C’est un point très important, il marque le moment où l’État cesse complètement de vous représenter pour suivre son intérêt propre :

Tant que l’État a besoin de votre épargne pour financer son déficit, l’assurance vie est encouragée.

Maintenant qu’il trouve à se financer durablement auprès de la Banque centrale européenne —et cela bien que cela lui soit spécifiquement interdit, mais cela fera l’objet d’une prochaine lettre— il préfère réorienter votre épargne vers… la consommation.

C’est logique : la consommation c’est de la TVA, de l’impôt sur les sociétés si c’est un produit français… c’est surtout de l’inflation qui permet de réduire artificiellement la charge de la dette et vous appauvrit en même temps de manière d’abord indolore.

Mais de votre point de vue : c’est tout autre.

Si vous avez déjà un logement décent, de quoi vous déplacer, vous chauffer, vous nourrir et vous vêtir… Pourquoi donc devriez-vous dépenser plus ?

Oui, vous avez raison d’être prudents.

Oui, il est sans doute plus sage d’éviter des dépenses inutiles aujourd’hui afin de pourvoir à celles peut-être vitales de demain.

Oui, vous avez intérêt à échanger des services avec vos proches, aider votre voisin à réparer sa machine et réciproquement. Partager vos trajets en voiture, échanger vos maisons plutôt que de les louer…

Mais ce n’est pas l’intérêt de l’État.

L’État doit prélever la taxe.

Je suis Olivier Perrin, le vaillant petit économiste. À partir d’aujourd’hui, je vais vous dire tous ces petits secrets que les économistes à la télé ne vous diront jamais mais qui pourtant influent directement sur votre quotidien.

Inscrivez-vous grâce au lien ci-dessous pour recevoir immédiatement mon dossier complet :

« Épargne nationalisée : fermez votre assurance vie, si vous pouvez ».

Vous y découvrirez :

  • la raison secrète qui pousse l’État à prendre ces mesures d’exception maintenant ;
  • le pays d’Asie qui a traversé la même crise il y a 20 ans et ;
  • les 5 manières de protéger votre patrimoine.

C’est entièrement gratuit, vous pouvez vous désinscrire à tout moment et votre adresse email ne sera jamais partagée.

Cliquez ici pour vous inscrire GRATUITEMENT et recevez immédiatement votre dossier de bienvenue sur l’assurance vie.

À votre bonne fortune,
Capture d'ecran 2016-08-30 00.23.14
Olivier Perrin, le vaillant petit économiste

 

NOTE :
[1] http://www.entreprise.news/banque-de-france-ny-a-aucune-menace-lepargne/

La Fin de la Mondialisation

filename-2012-0212-135431aa

Vue du temple d’Amon à Louxor, construit sous la XVIIIe dynastie en Égypte il y a 3500 ans. Que restera-t-il des arches dorées du célèbre fastfood d’où est prise cette photo d’ici 50 ans à peine ?

Cher lecteur,

Prenez votre téléphone.

Il a sans doute été dessiné en Californie. Les pièces ont été assemblées en Chine, l’écran et le processeur viennent de Corée, eux-même contiennent certains matériaux provenant d’Afrique du Sud. Votre service client se trouve en Irlande et vous-même probablement en France.

Il en va de même pour presque tous les objets qui vous entourent :

  • Cette table en bois de Russie, envoyé en Chine pour y être découpé auquel on ajoute des vis provenant d’Europe de l’Est et livré en France pour une entreprise Suédoise ;
  • Un yaourt à la mangue, dont le fruit a été cueilli en Inde, le lait trait en Allemagne, la recette élaborée en France dans un pot provenant derépublique tchèque et vendu en Pologne pour un géant de l’agro-alimentaire Suisse ;
  • Une chemise taillée au Bangladesh avec du coton américain, une teinture indienne, une coupe italienne et vendue en Asie.

Si vous deviez enlever de votre supermarché TOUS les articles pour lesquels au moins une opération a été faite hors de l’Europe… Il n’y resterait pas grand chose. Et je ne vous parle même pas des produits 100% conçus et fabriqués en France.

Prenez l’exemple du poulet et des volailles : elles sont difficiles à importer. Les normes sanitaires sont particulièrement contraignantes et le transport compliqué. Pourtant 30 à 40% du poulet que nous consommons est importé… principalement du Brésil et de Thaïlande.

De manière générale, les biens qui nous entourent ont souvent nécessité des opérations dans de nombreuses monnaies différentes : Yen japonais, Dollar américain, Yuan chinois, Real brésilien, Livre SterlingRouble russe, Euro… Ainsi que des centaines de monnaies locales.

La réalité est que c’est un cauchemar financier et comptable.

Comment définir le prix de votre téléphone alors que le coût de la batterie peut varier du simple au double selon l’évolution des taux de change ? Comment prévoir votre approvisionnement en matière première pour l’année qui vient sans savoir combien il vous en coûtera réellement ?

Bien sûr le problème ne date pas d’hier et cela fait bien longtemps qu’une solution par défaut a été trouvée.

Or nous observons depuis 2012 l’épuisement complet de ce système.

Je suis Olivier Perrin, le vaillant petit économiste. À partir d’aujourd’hui, je vais vous dire tous ces petits secrets que les économistes à la télé ne vous diront jamais mais qui pourtant influent directement sur votre quotidien.

Inscrivez-vous grâce au lien ci-dessous pour recevoir immédiatement mon dossier complet sur La Fin de la Mondialisation. C’est entièrement gratuit, vous pouvez vous désinscrire à tout moment et votre adresse email ne sera jamais partagée.

Cliquez ici pour vous inscrire gratuitement 

Vous recevrez immédiatement mon dossier sur La Fin de la Mondialisation.

À votre bonne fortune,

Capture d'ecran 2016-08-30 00.23.14

Olivier Perrin, le vaillant petit économiste

 

 

Vous avez un nouveau MESSAGE du petit économiste


Cher lecteur,

Un faux-monnayeur fabriqua un jour 10 000€ de fausse monnaie.

Avec cet argent, il acheta un bijou.

Le bijoutier utilisa cet argent pour acheter une voiture puis le vendeur de voiture acheta des meubles et ainsi de suite jusqu’à ce que la fausse monnaie soit découverte et détruite.

L’argent avait été échangé 10 fois avec un profit moyen de 20%.

Finalement, le faux monnayeur avait gagné un beau bijou, Les 9 premières personnes se partageaient un profit cumulé de 18 000€ et seule la 10e personne perdait, elle, 10 000€.

Cette escroquerie avait permis de « créer » 8 000€ d’échanges nets + un bijou. Ces échanges créèrent eux-mêmes du travail, des emplois, des impôts…[1]

Cette anecdote veut montrer le rôle déterminant que peut avoir la monnaie dans les échanges.

C’est un mécanisme comparable que les banquiers centraux espéraient mettre en place à la suite de la crise de 2008 : injecter massivement des liquidités dans l’économie afin de la réamorcer.

Loin de moi l’idée de comparer un banquier à un faux monnayeur, ce dernier aurait sans doute été bien plus efficace à la même tâche.

En effet, plutôt que d’acheter directement des biens comme le faux monnayeur, les banquiers centraux ont injecté l’argent via les banques commerciales pour les inciter à le prêter —à faire crédit— de 2 manières :

  • En baissant les taux jusqu’à les rendre négatifs afin de faire baisser au maximum le coût du crédit.

 

  • En rachetant directement les créances des banques afin de leur permettre d’en émettre de nouvelles. C’est ce que l’on appelle « le quantitative easing ».

Or ces injections des banques centrales par l’intermédiaire des banques commerciales se trouvent ne pas quitter les coffres des banques centrales pas plus en 2008 qu’en 2016 : faute de demandes solvables et pour satisfaire à des règles plus restrictives —règles dites de « Bâle III »—, les banques n’ont pas trouvé à distribuer de prêts et ont « préféré » garder l’argent dans les coffres des banques centrales.

L’argent reste sous le matelas, comme un billet de 100€ stocké dans un bas de laine. Il ne participe à aucune liquidité alors qu’un billet de 5€ échangé une fois par semaine aura permis 260€ d’échanges au bout d’une année.

C’est une crise des liquidités et c’est le mal dont notre économie mondialisée se meure.

Je suis Olivier Perrin, le vaillant petit économiste. À partir d’aujourd’hui, je vais vous dire tous ces petits secrets que les économistes à la télé ne vous diront jamais mais qui pourtant influent directement sur votre quotidien.

Inscrivez-vous gratuitement grâce au lien ci-dessous pour commencer à recevoir mes messages. C’est entièrement gratuit, vous pouvez vous désinscrire à tout moment et votre adresse email ne sera jamais partagée.

Cliquez ici pour vous inscrire gratuitement

Vous recevrez immédiatement mon dossier sur « la banque qui fait trembler l’Europe ».

À votre bonne fortune,

Capture d'ecran 2016-08-30 00.23.14

Olivier Perrin, le vaillant petit économiste

NOTE :

[1] Cette anecdote est tirée de « L’économie du diable « d’Alfred Sauvy, 1976

 

Un secret de milliardaire


Un secret de milliardaire
« Nous avons commencé avec 1 000 $ qu’Harry a rapidement transformés en 170 millions $. »
Ray Kroc, fondateur de McDonald’s

 

Cher lecteur,

 

Vous imaginez peut-être que McDonald’s est le spécialiste du hamburger-frite à la chaine.

 

En 2015 pourtant, l’entreprise a dégagé 7,1 milliards de dollars de bénéfices d’une source de revenus insoupçonnée.

 

Cette source est tellement puissante que :

 

  • Elle représente 85% des profits de McDonald ;
  • Elle permet à l’entreprise de s’assurer plus de 27 milliards $ de revenus minimum dans les 20 ans à venir ;
  • C’est un investissement qui rapporte 637% de plus value à la chaine… rien qu’en 2015.

 

Vous ne me croyez pas ?

 

Tout est dans le rapport de gestion de l’entreprise, ce que les Américains appellent le formulaire « 10-K » à partir de la page 12.

 

Et si vous croyez encore que tout ceci à quoi que ce soit à voir avec les sandwichs… Ils ont fini par divulguer la recette « secrète » de leur fameux hamburger en 2012.

 

Il y a une recette sur laquelle ils ne s’étendent pas en revanche, c’est celle de leur succès.

 

C’est la même recette qui a permis à Nestlé de devenir un géant de l’agro-alimentaire ou IKEA de devenir le premier vendeur de meubles au monde.

 

C’est la même recette qui est régulièrement utilisée par des financiers chevronnés, des stars d’Hollywood bien conseillées et même des particuliers astucieux pour réaliser des investissements solides et rentables.

 

Le premier d’entre-eux, Ray Kroc avait été un vendeur de machines à milkshake toute sa vie avant de racheter —finalement— à plus de 50 ans le premier restaurant de ce qui allait devenir le géant de la restauration rapide : McDonald’s.

 

Comment ce petit VRP de province vieillissant a-t-il donc créé à partir de rien le plus grand groupe de restauration du monde qui gère 36 500 restaurants dans 119 pays ?

 

Je suis Olivier Perrin, le vaillant petit économiste. À partir d’aujourd’hui, je vais vous dire tous ces petits secrets que les économistes à la télé ne vous diront jamais. Celui dont je vous parle aujourd’hui est à l’origine de certains des plus grands succès du XXe siècles. Ceux qui en ont profité n’ont pas l’habitude de s’en vanter.

Cliquez ici pour vous inscrire gratuitement et recevoir immédiatement le dossier sur Le secret des milliardaires partis de rien.

À votre bonne fortune,

Capture d'ecran 2016-08-30 00.23.14

Olivier Perrin, le vaillant petit économiste