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trinité

Georges Soros et l’impossible trinité ! Soros

George Soros est un spéculateur qui a fait fortune notamment en pariant sur la chute de la Livre sterling en 1992. Il mit tellement d’argent sur la table que son pari força la réalité, ce que l’on appelle les prédictions auto-réalisatrices : il obligea la banque d’Angleterre à sortir du Serpent Monétaire Européen, il gagna un milliard de dollars en une nuits et créa un beau chaos.

C’est une attitude qui peut être jugée abjecte mais George Soros se défend en arguant qu’au contraire il permet de révéler le mal et ainsi de le traiter plus rapidement.

Je ne suis pas sûr que George Soros avait le bien être des Britanniques en tête quand il a fait sauter la banque d’Angleterre.

À une journaliste qui lui demandait s’il ne se sentait pas responsable du chaos qu’il avait produit au Royaume-Uni il répond pourtant :

Non, pas du tout parce que cela se serait produit sans moi. J’ai simplement accéléré le mouvement. Je l’ai fait se produire plus rapidement. Ce qui en fin de compte a été bénéficiaire pour la Grande-Bretagne. [1]

Mais ce n’est pas l’objet de cette lettre de juger Monsieur Soros. Je ne fais pas une revue morale des grands de ce monde. Vous me reprochez déjà suffisamment mon manque d’optimisme.

Soros se définit lui-même comme un « spéculateur financier » comme il dit, « au sens de comprendre la réalité ».

Il se trouve que George Soros est très fort pour comprendre la réalité.

Et il se trouve qu’il est tourné en ce moment vers l’Europe.

L’impossible trinité

Il existe une loi de l’économie qui stipule que vous ne pouvez contrôler à la fois : les taux d’intérêts, les taux de change et les flux de capitaux.

Cette loi a un nom un peu pompeux : l’impossible trinité (ça fait bien pour les titres des articles).

Mais en fait c’est comme un boulanger qui voudrait à la fois :

  • Augmenter le prix de son pain (sans améliorer sa qualité);
  • Espérer en vendre plus ou au moins autant ;
  • Tout en étant en concurrence avec la boulangerie d’en face.

Ce n’est pas possible de faire les 3 à la fois. Il faut nécessairement qu’un paramètre serve de soupape d’ajustement : si vous acceptez la concurrence et que vous voulez vendre plus, il faut baisser les prix. Ou alors mettre une frontière entre vous et la boulangerie concurrente pour pouvoir augmenter les prix sans que les clients partent ou encore que vous acceptiez de vendre moins mais plus cher.

Cela à l’air évident comme ça, presque bête. Il faut nécessairement « sacrifier » un paramètre pour éviter que tout s’effondre.

Et pourtant c’est un grand classique des gouvernements de vouloir à la fois :

  • Laisser la libre circulation des capitaux afin de favoriser le commerce (concurrence) ;
  • De contrôler les taux d’intérêts afin de lutter contre le chômage et de piloter l’inflation ;
  • Tout en maintenant un taux de change attractif pour éviter une fuite de capitaux massive.

Cette théorie de Robert Mundell et Marcus Fleming date de 1961, avant même la fin du systéme de Bretton Woods et l’abandon du Gold standard pour le régime de change flottant où cette théorie révéla toute sa puissance.

C’est en appliquant cette théorie que George Soros a fait sauter la banque d’Angleterre.

De la même manière qu’en 1992 le Royaume-Uni était à la traine du Système Monétaire Européen et fut forcée d’en sortir à cause de la spéculation de Soros, aujourd’hui l’Italie et la France sont en ligne de mire (la Grèce est trop petite pour « faire sauter la banque »).

Celui par qui le malheur arrive

L’intérêt de Soros pour l’élection Française fait froid dans le dos.

On dit de lui qu’il est le seul citoyen privé à avoir sa propre politique extérieure et à disposer d’une diplomatie personnelle via le réseau Open Society Foundation qui finance des associations activistes tout autour du monde, en particuliers en périodes de troubles : États-Unis, Ukraine, Tunisie, Serbie, France…

En octobre dernier, un piratage massif de l’Open Society Foundation a été mis en ligne par le site Soros DC leaks [2]. On y apprend qu’en la France et l’Italie sont au cœur de la stratégie de la fondation qui finance entre autres :

  • Le Collectif contre l’Islamophobie en France,
  • La Ligue des Droits de l’Homme qui a reçu une subvention pour lutter contre l’extrême droite,
  • Les activistes « no borders » de Calais (anti-frontières),
  • Le Bondi Blog qui a été lancé avec les subsides de la fondation avant de bénéficier d’un partenariat avec Libération …

On présente souvent George Soros comme un milliardaire de la finance qui utilise sa fortune pour promouvoir son idéologie progressiste et mondialiste. Se pourrait-il au contraire que le milliardaire utilise cette idéologie pour servir sa fortune…

La fortune de George Soros a progressé de 20 à 25 milliards de dollars entre 2012 et 2017.

L’homme qui avait gagné 1 milliard en une nuit sur un coup de poker en gagne maintenant un par an avec la régularité d’une feuille de paie.

Peut-être pense-t-il qu’il les emportera au paradis…

À votre bonne fortune,

Olivier Perrin

PS : Je ne suis pas à votre place

Vous êtes plusieurs à me reprocher ces derniers jours d’être bien confortable au fond de mes pantoufles et de ne voir que les problèmes sans proposer les solutions.

Je ne me mouille pas assez me dites-vous. Vu l’énergie que je mets dans ces lettres, je ne crois pas mériter ces invectives.

Il se trouve qu’à titre personnel je n’aime pas fort que l’on me dise ce que je dois penser… Il se trouve aussi que j’ouvre un journal je suis immédiatement agacé par tous les « il faut », les « vous devez » et autres injonctions plus ou moins bienveillantes de journalistes sûrement bien intentionnés mais qui n’ont vraisemblablement pas compris qu’ils n’étaient pas le centre du monde. Aussi ne vous servirai-je pas ce que je rechigne pour moi-même.

En revanche, je crois que toute personne de bonne volonté, pour peu qu’elle ait un peu de temps à y consacrer peut apprendre à mettre à l’abri du besoin sa famille et ses proches des crises et convulsions de notre économie malade.

Il y a bien plus de vertu à agir à notre échelle qu’à discuter indéfiniment et attendre de nos politiques qu’ils nous servent avant leur intérêt personnel.

Vous avez peut-être remarqué que je suis en train de constituer depuis quelques jours un petit groupe de lecteurs qui souhaitent approfondir cette démarche.

Cliquez ici pour lire ou relire la présentation du projet (merci de répondre rapidement si vous êtes intéressé, les places partent vite).

 

machine

L’économie ne marche pas comme une machine

En économie,il n’y a pas une pédale pour accélérer et une autre pour freiner, un levier pour monter ou baisser.

Appuyez sur un bouton plusieurs fois : vous n’aurez jamais le même résultat.

Abaissez une manette et il ne se passera jamais là même chose. L’économie ne marche pas comme une machine.

Les résultats d’une politique économique ne sont pas linéaires : ce qui marche à un moment ne marchera pas nécessairement le suivant.

Il y a aussi les effets secondaires. Ce que l’on n’avait pas prévu. Les gouvernements concentrent leur attention sur les résultats immédiatement visibles de leurs politiques… Mais ce n’est que la face émergée de l’iceberg et ils ne se rendent pas compte des effets indirects et bien plus destructeurs de leurs actions.

Mais il y a un problème bien plus grave. Dès que les gouvernants et banquiers centraux tentent d’agir sur un indicateur particulier : Ils gâchent tout.

Ils agissent sur les symptômes sans traiter les causes.

Ils agissent comme un mauvais médecin que vous venez voir parce que vous vous êtes cassé la jambe et qui vous donnerait des anti-inflammatoire contre la douleur sans réparer la jambe.

Mais si vous n’avez plus mal, comment savoir ce qui ne va pas ? Comment traiter la cause s’il n’y a plus de symptôme ?

La morphine à haute dose ne masque pas seulement la douleur, cela fait aussi mourir.

Le chômage, l’inflation, les taux d’intérêts de long terme sont des symptômes : des indicateurs de la santé d’une économie. Ils aident les « agents économiques », vous, moi, les entreprises à prendre de bonnes décisions.

Si le chômage est important, vous accepterez un travail moins cher et dans le secteur où on embauche, même si ce n’est pas nécessairement ce à quoi vous aspirez. Le coût du travail baissera ainsi que les coûts de production et de vente. Votre économie deviendra plus compétitive sans que vous ayez perdu en pouvoir d’achat (salaires et prix baissent). Les entreprises qui peinent à recruter trouveront plus facilement des employés et après une période de transition un nouvel équilibre se mettra en place.

J’ai vu beaucoup de jeunes rêver de faire du marketing, des publicités pour de belles voitures et vendre du Coca Cola. Mais c’est d’informaticiens dont nous avons besoin.

J’ai rencontré un jour un ancien biologiste qui s’était reconverti en informaticien. Il préférait la biologie mais c’est de développeurs informatiques dont parlaient les annonces d’emplois. Il avait acheté des livres à près de 40 ans et commencé à se former tout seul puis il avait rapidement trouvé un travail, pas très drôle mais qui lui avait permis de continuer à se former. Puis il s’est constitué une petite équipe dans l’entreprise dans laquelle il travaillait.

Bien sûr l’État a un rôle important pour accompagner cette transition, un rôle de solidarité et de fair play. Il doit fixer les règles et faire l’arbitre.

Mais vous n’avez jamais vu un arbitre de foot marquer un but à la télé.

Ce n’est pas à l’État d’employer lui-même ou de créer les emplois aidés qu’on lui demande.

En faisant cela, il empêche la nécessaire adaptation de nos économies. Il masque les symptômes mais ne soigne pas, pis : il empêche de guérir.

Bien sûr au début cela donne l’impression d’aller mieux. On arrête de tousser. Mais à quel prix et et pour combien de temps ?

PS : Je ne suis pas à votre place

Vous êtes plusieurs à me reprocher ces derniers jours d’être bien confortable au fond de mes pantoufles et de ne voir que les problèmes sans proposer les solutions.

Je ne me mouille pas assez me dites-vous. Vu l’énergie que je mets dans ces lettres, je ne crois pas mériter ces invectives.

Il se trouve qu’à titre personnel je n’aime pas fort que l’on me dise ce que je dois penser… Il se trouve aussi que j’ouvre un journal je suis immédiatement agacé par tous les « il faut », les « vous devez » et autres injonctions plus ou moins bienveillantes de journalistes sûrement bien intentionnés mais qui n’ont vraisemblablement pas compris qu’ils n’étaient pas le centre du monde. Aussi ne vous servirai-je pas ce que je rechigne pour moi-même.

En revanche, je crois que toute personne de bonne volonté, pour peu qu’elle ait un peu de temps à y consacrer peut apprendre à mettre à l’abri du besoin sa famille et ses proches des crises et convulsions de notre économie malade

Il y a bien plus de vertu à agir à notre échelle qu’à discuter indéfiniment et attendre de nos politiques qu’ils nous servent avant leur intérêt personnel.

Vous avez peut-être remarqué que je suis en train de constituer depuis quelques jours un petit groupe de lecteurs qui souhaitent approfondir cette démarche.

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presidentielle

Ce qu’ils ne vous ont pas dit hier soir

Chère lectrice, cher lecteur,

Ils n’en ont pas parlé, les journalistes n’en ont pas parlé. Les télés et les radios ont répété les mêmes messages en boucle.

Voici 10 faits qui risquent d’avoir bien plus de poids que tout ce qu’ils ont raconté hier sur TF1 :

  • 7 prix Nobel d’économie se sont prononcés contre l’Euro : l’Euro, ça ne marche pas ; [1]
  • L’Euro rend plus pauvre : plus d’impôts, moins de pouvoir d’achat, moins d’épargne [2] ;
  • L’Euro ne profite qu’aux hyper-riches [3] ;
  • L’Euro est trop faible pour soutenir une nouvelle crise [4] ;
  • La prochaine crise mondiale viendra de l’Europe selon Alan Greenspan, ancien gouverneur de la réserve fédérale américaine [5] ;
  • La Banque Centrale Européenne et la Banque de France rachètent plus de dette que la France n’emprunte : la dette est devenue un circuit fermé. L’État émet, la banque rachète et reverse ses bénéfices à l’État. Historiquement, c’est le stade terminal avant la destruction de l’argent ;
  • Sans croissance, on ne rembourse pas la dette : Il faudrait diminuer le budget de l’État et des collectivités de 20 à 25% sans nouvelle dépense et pendant près de cent ans pour rembourser la dette. Le Boston Consulting Group a calculé que les pays occidentaux traversaient de troubles sociaux importants dès que les coupes budgétaires atteignaient 3%.
  • Il n’y a pas de croissance en Europe.
  • La BCE doit imprimer 5 nouveaux euros pour qu’il s’en échange un de plus : En 2016 pour que la zone Euro créé 180 milliard d’euros de croissance, la BCE a dû injecter 960 milliard d’euros dans l’économie.
  • Les taux de croissance prévus par les candidats ne sont ni possibles ni souhaitables : la population en occident vieillit ses aspirations et besoins ne sont plus les mêmes.

Olivier Perrin

PS : Pour vous préparer cliquez ici.

 

graphique

Coup de pompe sur le pétrole

Chère lectrice, cher lecteur,

Je ne sais pas si vous vous souvenez : c’était il y a seulement 6 ans.

«Le super à 2 euros, cela ne fait aucun doute. »

Christophe de Margerie était PDG de Total et faisait régulièrement le tour des télés et radios pour nous préparer au litre d’essence à 2, puis 3€.

La crise de 2008 était déjà passée par là mais à cette époque, l’on croyait encore dur comme fer à l’inflation par la demande des pays « émergents ».

Il allait falloir équiper l’Asie : Inde et Chine en tête mais aussi l’Amérique du Sud et ensuite l’Afrique.

Imaginez les milliards de maisons à construire, les kilomètres de routes par centaines de milliers, des voitures par centaines de millions. Imaginez : l’accès à l’eau, à une nourriture diversifiée, les équipements, les vêtements, les télés, les infrastructures…

Le XXIe siècle allait être celui de la rareté ! Pour mettre la main sur un litre d’essence ou un seau de ciment, vous alliez devoir vous battre.

Le baril de pétrole était à 120 dollars. Les prix flambaient. La Chine consommait la moitié de l’acier mondial…

Mais non.

Début mars, le prix du baril de pétrole américain (WTI) est retombé sous les 50 dollars. En Europe, le Brent est à peine plus haut.

Si les taxes sur le gazole n’avaient pas augmenté de près de 25% depuis 2014, vous paieriez votre litre de gazole moins d’un euro [1].

Que s’est-il donc passé ?

Quand 2008 a frappé, les prix de l’essence se sont envolés jusqu’à 140 dollars le baril, soit 3 fois plus qu’aujourd’hui.

Ils sont retombés aussi secs à 40 en 2009 avant de se stabiliser entre 80 et 100 dollars pendant 5 ans.

Puis à l’été 2014 les prix on chuté à cause de 4 facteurs :

  • Malgré tous les effets d’annonce, la croissance économique mondiale ne se remet pas de la crise de 2008 dont nous subissons encore de plein fouet les effets : il y a moins de demande. On se rend compte que la croissance effrénée des pays asiatiques a produit un certain nombre de dysfonctionnements : télé et Internet arrivent dans les régions reculées de Chine bien avant les routes et l’eau potable… En Inde les milliardaires se font livrer des voitures de sports qu’ils ne peuvent pas conduire tant les routes sont mauvaises et embouteillées ;
  • Les efforts des pays importateurs de pétrole pour diminuer leur dépendance paient : les moteurs de voitures sont devenus très efficaces, les nouvelles constructions sont bien mieux isolées et nécessitent moins de chauffage…
  • Comme c’est la crise, les pays producteurs de pétrole essaient de compenser les pertes de revenus en produisant au maximum : il y a plus d’offre ;
  • Le développement très rapide des pétroles de schistes ont fait passer les États-Unis de plus gros importateur de pétrole à premier producteur.

Face à cette situation, l’OPEP — Organisation des Pays Exportateurs de Pétrole — a passé un accord en novembre dernier afin de limiter la production de pétrole et faire remonter les cours. Les pays membres de l’OPEP représentent 40% de la production de pétrole.

C’était fin novembre. L’accord avait réussi à faire passer le Brent de 46 à 56 dollars le baril… Il n’aura même pas duré 4 mois. La situation est trop tendu entre des pays qui ont besoin désespérément des dollars du pétrole et l’Arabie saoudite qui poursuit une stratégie de dumping afin de décourager les concurrents américains de produire leur pétrole de schiste bien plus coûteux que l’or noir saoudien.

L’Arabie saoudite a une position particulière dans la formation des prix du pétrole : c’est le seul pays qui n’exploite pas 100% de ses capacités d’extractions. C’est-à-dire que c’est le seul pays qui peut instantanément augmenter sa production de pétrole en cas de besoin et ainsi influer directement et rapidement sur les prix. Or il se trouve que les saoudiens préfèrent conserver leurs part de marchés plutôt que de faire remonter els prix.

Le pétrole pas cher c’est une bonne nouvelle pour le plein de votre voiture, c’est en revanche une mauvaise nouvelle pour la reprise de la croissance que le FMI et la banque Mondiale croient chaque année voir au coin de la rue.

Autant on peut bidonner les chiffres de croissance (surtout dans les pays émergents) et les prévisions, autant on peut maintenir les marchés boursiers au plus haut à coups de politiques monétaires ultra accommodantes, autant le marché du pétrole fonctionne bien et est concurrentiel.

Quiconque sera élu en France en mai prochain a intérêt à avoir le parapluie à portée de main… Le retour de la croissance, n’est malheureusement pas pour demain. Si seulement on s’y préparait…

À votre bonne fortune,

Olivier Perrin, le vaillant petit économiste

Montaigne

L’Institut Montaigne a encore frappé

Grande nouvelle sur les écrans : les Français sont aux 3/4 contre une sortie de l’Euro.

L’affaire est entendue, n’en parlons plus.

D’ailleurs le le Président l’a dit, « L’Euro est irrévocable« , je parle de Mario Draghi, le Président de la Banque Centrale Européenne.

La seule chose que je croyais irrévocable, c’était le passage, tôt ou tard, de la grande faucheuse et du contrôleur des impôts… J’avais oublié l’Euro de Mario.

Mais justement pour les récalcitrants comme moi, la presse a eu la bonté de regarder la question objectivement et après analyses contradictoires approfondie, la réponse est sans appel : Sortir de l’Euro c’est trop horrible.

Les consciencieux journalistes du Figaro y ont consacré pas moins de 12 articles ces derniers jours dont :

  • « Un scénario noir pour la France »
  • « L’engrenage infernal »
  • « À la merci des marchés financiers »
  • « Trois Français sur 4 sont opposés à une sortie de l’Euro »
  • « L’Europe ne survivrait pas « 

Sans oublier :

« 3 Français sur 4 contre la sortie de l’Euro ».

C’est le résultat d’une enquête commandée par l’Institut Montaigne (fondé par Claude Bébéar, proche soutien d’Emmanuel Macron) ainsi que Les Échos et Radio Classique, propriétés de M.Bernard Arnauld, aussi soutien de M. Macron [1].

On nous y dit que les Français sont résolument contre une sortie de l’Euro mais qu’en revanche ils sont moins convaincus par l’Union Européenne.

Cela n’émoustille pas plus nos journalistes bienveillants qu’une charge d’éléphants dans un magasin de porcelaine :  Les Français sont à fond pour l’Euro mais pas pour l’Europe. C’est un peu comme s’ils disaient qu’ils étaient supporter du PSG mais qu’ils n’aimaient pas du tout le foot. C’est idiot. L’Euro sans l’Europe… Ça n’existe pas.

Et comme d’habitude, on prend les gens pour des imbéciles qu’ils ne sont pas du tout.

Voici le sondage [2] :

Dans un cas, la question est êtes-vous favorable à l’organisation d’un referendum sur le maintien de la France dans l’Union Européenne.

Dans l’autre c’est sèchement : « sortir de l’Euro »

Mais cela n’a rien à voir !

Ce que dit ce sondage, c’est que les personnes interrogées sont prudentes et raisonnées : qu’elles sont réticentes à envisager un événement aussi important que la sortie de l’Euro de but en blanc…

En revanche, mettre le sujet de l’Europe sur la table oui car au fond on sent bien qu’il y a quelque chose qui ne tourne pas bien rond.

Si la question posée avait été « êtes vous favorable à l’organisation d’un referendum pour le maintien de la France dans la Zone Euro » vous pouvez être sûr que plus de 54% des personnes interrogées auraient été favorables.

Mais Le Figaro aurait-il titré plus de la moitié des Français sont pour un referendum sur l’Euro ?

Bel exemple de manipulation.

Pourtant ce sondage dit quelque chose de noble : non, nous ne sommes pas des énervés qui voulons tout foutre par terre. C’est tout le contraire en fait.

Au contraire de nos entreprenants politiciens nous sommes réticents à tout changer tout le temps.

En revanche, il y a quelque chose de vicié dans l’Euro et nous voulons regarder. Nous voulons nous faire un avis circonstancié et traiter le problème avant qu’il ne nous pète à la figure.

Nous voulons nous préparer.

À votre bonne fortune,

Olivier Perrin

 

URSS

L’Euro c’est comme l’URSS en 1924

L’URSS en 1924, tout le monde savait qu’elle allait se péter la gueule.

L’expérience était ratée. Dès 1921, la collectivisation s’était révélée désastreuse.

Dans les grands sovkhozes, ces fermes d’État gérées comme des usines, les paysans étaient salariés sans indexation sur la production du sovkhoze. C’était l’idéal communiste : à chacun selon ses besoins et non selon ses mérites. Les surplus de production des fermes devaient être réquisitionnés pour permettre de nourrir les villes et favoriser le développement industriel.

Résultat : la production agricole s’était effondrée.

Les famines et la révolte de Kronstadt avaient obligé Lénine à réintroduire la propriété privée dans les campagnes, ce que l’on appelle la NEP, pour nouvelle politique économique.

Avec la NEP, Lénine autorise les fermes à vendre leur surplus au lieu d’être réquisitionnés et accorde un tout petit lopin de terre en propriété à chaque salarié des sovkhozes.

Et tout d’un coup, des millions de potagers sortent de ces minuscules lopins de terre et les surplus reprennent.

Malheureusement, ces libéralités envers les paysans ne s’appliquent pas aux ouvriers et aux usines qui restent collectivisées et désorganisées.

La production agricole augmente fortement alors que l’industrie continue de bafouiller : c’est toute l’économie qui vacille. Les prix agricoles s’effondrent alors que ceux de l’industrie s’envolent et les paysans se mettent à stocker leur production en espérant la vendre plus cher plus tard, ils renoncent à acheter du matériel trop cher…

Cela marchait trop bien : vite il faut tout arrêter.

Nous sommes en 1924, l’expérience communiste est un échec.

Plutôt que de libéraliser la production industrielle, on arrête la NEP : il faut préserver l’idéologie et peu importe que cela entraîne des dizaines de millions de morts.

Et ainsi cet échec survivra comme un zombie jusqu’en 1991 soit 65 ans de plus auxquels il faut encore ajouter 20 ans de post-communisme. Cela fait cher l’expérience ratée.

L’Euro c’est pareil.

Nous sommes en 2017 et l’Euro tel qu’il est construit est aussi foutu que l’était l’URSS de 1924.

Cela ne marche pas, même si fort heureusement cela ne nous a pas coûté jusqu’ici autant de morts que l’expérience communiste.

Mais pour avoir une monnaie commune il faut avoir une zone intégrée, un espace commun.

C’est la crise en Grèce ? Les Grecs devraient affluer en Allemagne pour chercher du travail.

Cela entraînerait une baisse des salaires en Allemagne en même temps qu’un moindre chômage en Grèce et une remontée des salaires de ceux qui restent et ainsi la zone s’équilibrerait et nous n’aurions pas un SMIC allemand deux fois plus élevé qu’en Grèce.

Il y aurait bien sûr encore de nombreuses différences comme il y en a entre les régions françaises.

Mais quand on a vingt ans et qu’on habite Limoges, on n’hésite pas à monter à Paris pour trouver un travail même si c’est un petit déchirement et qu’on n’aime pas fort la vie parisienne.

Sauf que la réalité, c’est qu’avec l’Euro, on bouge beaucoup moins qu’avant.

C’est quand même fort de moutarde.

Mais il n’y a absolument pas eu depuis 2008 de mouvement de population comme il y a pu avoir au XXe siècle, notamment pendant la crise de 1929, des Italiens puis des Espagnols et Portugais vers l’Allemagne, la Suisse et la France (6 millions d’Italiens ont émigrés en France au XXe siècle).

L’Euro, en maquillant les effets de la crise —par exemple qu’il y a une fuite des capitaux de 600 milliards d’Euro de l’Italie et l’Espagne vers l’Allemagne— et en empêchant les effets naturels de correction entre les monnaies est en train de détruire à petit feu nos économies.

Avec l’Euro, on accélère la divergence entre les économies du sud et du nord de l’Europe. On casse l’Europe bien plus qu’on ne la construit.

Avec l’Euro on a fait l’Europe de la consommation, l’Europe des grandes entreprises et des puissants contre celle des petits.

Nous sommes en 2017. L’Euro est un projet mal ficelé qui a déjà fait la preuve de son échec. Va-t-on prendre l’option soviétique et faire survivre une idéologie zombie nous en faisant porter le poids pendant 60 ans ou plus ?

Ou allons-nous accepter de poser sérieusement la question de l’Euro et arrêter d’agiter le chiffon rouge des extrêmes ?

Allons-nous accepter d’envisager sérieusement l’avenir et prendre les mesures nécessaires ?

À votre bonne fortune,

Olivier Perrin

SW3-voiture

La voiture volante dans 10 ans

Chère lectrice, cher lecteur,

Airbus a présenté hier au salon automobile de Genève sa première voiture volante.

Une capsule pour 2 personnes, 4 roues pour prendre la route et 4 hélices pour prendre les airs, le tout en pilotage automatique comme dans un gros drone.

La voiture autonome d’Uber a beau donner des sueurs froides aux taxis, il sembleraient qu’ils soient petits joueurs à côté des ambitions d’Airbus. Les avionneurs pourraient bien faire trembler toute l’industrie automobile.

Ce projet est encore un pari car il y a un gros progrès à faire au niveau des batteries pour que l’autonomie soit suffisante mais à l’échelle de 10 ans, cela semble fort réalisable.

Où est le problème ?

Il y a quelque chose de perturbant.

On vous promet la voiture volante dans 10 ans avec à la clé un nombre ahurissant d’innovations et pendant ce temps-là, en France, ce sont les ventes de Dacia qui explosent.

La marque low cost de Renault voit ses ventes dans l’hexagone augmenter de 13,4% en 2016.

Initialement, les Dacia devaient être vendues dans les marchés émergents uniquement, mais certainement pas dans un pays riche et prospère comme la France.

Pendant que l’on invente la voiture volante, la mode est à la bonne vieille voiture pas chère et sans fioriture, tendance Lada, crise oblige.

Mais alors avec cette croissance inexistante et les tombereaux de dettes qui nous écrasent, est-ce que cela veut dire que nous roulerons tous en Dacia dans 10 ans pendant qu’une petite élite de profiteurs passera au-dessus de nos têtes en voitures volantes ?

Peut-être.

C’est comme ça que cela se passe dans les dictatures.

J’ai voyagé en Asie centrale il y a quelques années.

En Ouzbékistan, il y avait une seule usine de voitures pour tout le pays qui produisait 3 modèles : un pot de yaourt, une berline et un mini-van, à peu près tous de la même couleur blanche et sans option : bref tout le monde avait la même voiture.

Une fois de temps en temps on voyait une mercedes d’importation rutilante passer, on savait que c’était un ministre ou un membre très important de l’intelligentsia du pays.

Inégalités ou pauvreté ?

À ce titre l’Ouzbekistan est un pays très égalitaire : à part une toute petite élite presqu’invisible au commun des mortels, tout le monde y vit plus ou moins de la même façon avec le même revenu, la même maison et le même menu dans son assiette.

C’était pareil en Allemagne de l’Est où la vie était mauvaise mais comme c’était pareil pour (presque) tout le monde, c’était tout à fait tolérable. Au moins cela ne faisait pas de jaloux.

C’est d’ailleurs un phénomène bien documenté : la différence de niveau de vie avec votre voisinage influe bien plus sur votre satisfaction personnelle que votre niveau de vie absolu. [1]

Dit brutalement : un pauvre parmi des pauvres s’estime en général plus satisfait qu’un riche parmi des très riches.

Un bon steak à côté de quelqu’un en train de s’empiffrer de caviar et foie gras semblera bien fade alors que le jour où il y a hamburger-frite la cantine, c’est la fête, même si on ne va pas se cacher que le steak est trop cuit et le pain trop dur.

C’est comme cela que des cadres de la Silicon Valley qui gagnent plusieurs centaines de milliers de dollars se trouvent maltraités parmi tant de millionaires. [2]

Le choix

Nous pouvons laisser la voiture volante aux Américains et aux ministres et PDG de 2030 qui les utiliseront tous seuls pendant que nous restons dans nos bouchons… comme tout le monde à galérer pendant une à deux heures tous les jours.

Nous pouvons aussi souhaiter qu’éventuellement des transports volants se démocratisent, alors il faut laisser des entrepreneurs créer les logiciels de pilotage, des batteries plus efficaces qui se rechargent plus vite, des moteurs plus économes, plus silencieux, les stations d’atterrissage sur les toits des immeubles, les services financiers, de location, de taxis et encore d’autres centaines d’innovations pour répondre aux besoins et la mesure des bénéficiaires et utilisateurs.

Toutes ces innovations se transmettront dans l’économie où elles permettront d’améliorer de nombreux produits et services, les rendants plus économes en énergie, plus efficaces, plus adaptés à nos besoins.

Ces entrepreneurs prendront des risques incroyables. Ils se forgeront des fortunes et des empires commerciaux. Ils créeront aussi bien plus d’emplois qu’ils n’en auront détruits, ils vous auront fait la vie plus facile — beaucoup plus facile — en ayant supprimé les bouchons et beaucoup d’autres problèmes que vous rencontrez au quotidien.

La concurrence sera importante entre toutes ces entreprises qui se demanderont tous les matins comment elles peuvent faire mieux que leurs concurrents. Elles mettront la pression sur leurs salariés.

Des millions de personnes auront vu leurs métiers disparaître et auront à en apprendre un nouveau pour éviter le déclassement.

Comme les porteurs d’eau.

Comme les dactylos.

Comme les marechal-ferrants.

Comme les agents de saisie.

Sauf que cela ira beaucoup plus vite.

Il aura fallu attirer des talents de Chine, d’Amérique et d’ailleurs pour compenser une population vieillissante.

Liberté contre sécurité

Cet exemple de la voiture volante est éloquent. Il fait partie de ces tartes la crème de la science-fiction qui se trouve maintenant à portée de main.

En ce moment même, des millions de chercheurs autour du monde sont en train de faire des découvertes extraordinaires qui pourraient changer nos vies au prix d’une nouvelle révolution industrielle.

Voulons-nous de cette révolution ? À quel rythme et à quel prix ?

Nos enfants aujourd’hui vivent moins bien que nous au même âge. Mais sommes-nous prêt à faire ce qu’il faut pour inverser cette fatalité ?

À votre bonne fortune,

Olivier Perrin

vidéo

Vidéo à voir : « La dette en héritage »

La dette c’est ce poison lent qui n’en fini pas de tuer votre avenir et celui de vos enfants.

Mais tout de même depuis 40 et quelques années que nous n’avons pas équilibré un budget et que l’on n’en finit pas de nous annoncer la catastrophe… C’est quoi le problème ?

Bienvenue dans le monde réel.

Ils sont 4 pour vous y accueillir. Ils font partie des « Éconoclastes ».

Ils vous parleront aussi de liberté de la presse (tant que cette vidéo est encore en ligne) et du temps où Warren Buffet était un punk.

J’ai apprécié cette vidéo et vous la recommande (lien cliquable).

 

À votre bonne fortune,

Olivier Perrin

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Ils sont en train de payer leurs déficits avec votre retraite. Selon les projections du Conseil d’Orientation des Retraites, les retraités vont perdre 1/3 de leur niveau de vie dans les prochaines années. Découvrez comment vous protéger en cliquant ici.

travail universel

C’est raté pour le travail universel

On ne les y reprendra pas.

Un quinquennat perdu pour inverser la courbe du chômage, 40 ans de « bataille pour l’emploi » qui se finissent en berezina, vraiment on ne les y reprendra pas.

On ne peut pas donner un travail à tout le monde, tant pis on se contentera de donner un salaire à tout le monde :

Bienvenue dans l’économie du revenu universel.

Pas de travail pour les imbéciles

Dans le monde du revenu universel, il y a une petite élite de gens très intelligents et très riches qui concentrent toute la création de richesse grâce aux robots qu’ils créent et contrôlent et le reste du monde qui se retrouve tout d’un coût désoeuvré sans travail, ni revenu : médecins, journalistes, artistes, comédiens nous serons bientôt tous remplacés par des machines bien plus fortes que nous.

Si vous êtes capitaliste, vous vous dites qu’il faut jeter un minimum en pâture aux masses ignorantes afin qu’elles consomment et restent dociles. Une sorte de mal nécessaire pour asseoir votre domination bienveillante.

Si vous êtes marxiste, vous vous dites qu’enfin on libère l’homme prolétaire du joug du salariat. Enfin il peut s’adonner tranquillement à ses activités citoyennes, culturelles ou associatives, vaquer à ses occupations sans avoir à trimer pour enrichir un patron.

Le revenu universel est peut-être la seule revendication défendue par des libéraux comme des socialistes, tendance vraie gauche.

Il y a quelque chose de bon dans cette idée du revenu universel.

L’obsession du chômage devient l’obsession du revenu

La fameuse bataille pour l’emploi que nos stratèges de gouvernants ont perdu est en fait une bataille contre le chômage.

Le chômage quand on y pense bien, est quelque chose de très bizarre.

Il est déjà compliqué de définir le chômage : à tel point qu’il y a en France entre 10 et 22% de chômeurs selon votre manière de compter.

Prenez Robert : il a déménagé pour suivre sa femme qui a eu une promotion dans une autre ville. Les revenus de sa femme suffisent mais s’il trouvait un job pas trop difficile, près de chez lui et bien payé, Robert le prendrait volontiers. Robert s’est bien sûr inscrit à Pôle Emploi mais est-il vraiment chômeur ?

Quelques années plus tard, Robert est divorcé, proche de l’âge de la retraite et n’arrive pas retrouver de travail malgré une situation précaire et de nombreuses recherches et tentatives infructueuses. Las, Robert s’est désinscrit de Pôle Emploi. N’est-il pas chômeur ?

D’ailleurs quel mal y a-t-il à ne pas travailler ? Le problème de Robert, ce n’est pas le travail : c’est la pauvreté

Il se trouve que la lutte contre le chômage est une invention du XXe siècle qui ne doit rien au hasard :

C’est la pierre angulaire du fonctionnement de l’État providence.

On le sait depuis le début : l’État providence, ça ne tient financièrement qu’avec le plein emploi (c’est-à-dire 3% de chômage), c’est d’ailleurs la thèse du second rapport Beveridge, du nom de ce parlementaire britannique qui avait posé les bases de l’État providence en 1942 puis la condition sine qua none en 1944 : le plein emploi.

Comprenez que la guerre contre le chômage n’est pas faite pour vous mais pour préserver le système tel qu’il a été conçu. Le système a beau ne plus marcher on préfère le conserver à votre dépend.

Le revenu universel a ceci de bon qu’il place le problème non plus au niveau du travail, ou plutôt de l’absence de travail, mais au niveau de la pauvreté qui est le vrai mal à combattre.

C’est le bon côté du revenu universel.

À la merci d’un État en décomposition

Le problème, c’est qu’une fois que vous avez réussi à mettre la mesure en place :

  • sans que les riches finissent de foutre le camp (c’est déjà le cas… la France a le record du monde des expatriations de millionnaires) ;
  • sans que la mesure provoque une inflation incontrôlée et
  • sans que l’État ne fasse faillite…

Eh bien vous venez de vous créer une dépendance vitale à l’État… Ad vitam.

Vitale, cela veut dire que la subsistance d’une bonne partie de la population dépendra de la bonne gestion et du bon vouloir de l’État pour toute votre vie, puis celle de vos enfants et petits enfants… Y êtes-vous prêt ?

C’est sans doute mieux que de dépendre d’un patron pour son salaire. Mais l’État est-il un bon patron ?

À partir de ce moment-là, toute personne qui arrive à la tête de l’État aura un moyen de pression immense pour vous obliger à :

  • participer à des travaux d’intérêts généraux quels qu’ils soient et même si vous les désapprouvez,
  • vous obliger à faire vos courses dans des magasins d’États,
  • vous obliger à habiter des logements d’État…

Au contraire ils pourront également vous interdire la liberté d’opinion (sous peine de vous faire couper votre allocation) ou la liberté de vous choisir un candidat ou toute action qui serait jugée non-politiquement correcte.

Bien sûr je ne dis pas que c’est au programme des candidats qui promeuvent cette mesure. Mais combien de temps se passera-t-il avant que cette belle idée se transforme en enfer ?

Déjà aujourd’hui, sur une échelle de 1 à 10 de bonne gestion, quelle note donneriez-vous à l’État ?

Dites un chiffre puis descendez au bas de cette page

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Si vous donnez moins de 6, cliquez ici, le projet dont je vous parlais la semaine dernière vous intéressera.

À votre bonne fortune,

Olivier Perrin

buffet-vauban

Au régime devant un buffet à volonté… Et ils ne voient pas le problème ?

Chère lectrice, cher lecteur,

L’Euro pour un gouvernement, c’est comme un régime sans sucre en face d’un buffet de desserts à volonté.

D’un côté, les critères de convergence et la fameuse « règle d’or » leur imposent un deficit de moins de 3% et une dette à 60% du PIB… C’est le régime.

De l’autre, la Banque Centrale Européenne, en faisant « tout pour préserver l’Euro » et en pratiquant une politique de taux bas voire négatifs, rend l’accès au crédit presque gratuit… C’est le buffet à volonté.

Excusez-moi, ce n’est pas du langage d’économiste, mais ce n’est pas plus compliqué que cela.

Bien sûr, si les États avaient un budget équilibré, il n’y aurait pas de problème.

Il se trouve que nous sommes des mangeurs compulsifs de dettes. Face à cette situation nous pouvons collectivement :

  • Attendre l’AVC sans rien changer (la situation actuelle) ;
  • Demander à notre voisin qui tient la ligne de nous faire une assiette et nous mettre aux critères allemands, c’est-à-dire opter pour la convergence européenne et une assiette de radis et de pain noir ;
  • Mettre ce buffet hors de notre vue et aller chasser notre pitance dans les bois ou à peu près.

Et quand je dis ça , je ne parle pas de quelque chose de théorique ou qui s’appliquerait aux autres, il s’agit de votre vie, de votre quotidien, de choix qui auront une importance considérable pour vous.

Il n’y a pas de honte à choisir l’une ou l’autre de ces 3 solutions. J’ai moi-même ma préférence et je ne vous dirai pas laquelle. Je suis très heureux si mes lettres vous font pencher vers un autre choix, le principal est d’être au clair avec vous-même.

Mais le beurre, l’argent du beurre et le sourire de la jolie crémière, ils ne sont que quelques-uns à les avoir tous : c’est à votre dépend et en vous mentant.

Je ne suis pas à votre place

Vous êtes plusieurs à me reprocher ces derniers jours d’être bien confortable au fond de mes pantoufles et de ne voir que les problèmes sans proposer les solutions.

Je ne me mouille pas assez me dites-vous. Vu l’énergie que je mets dans ces lettres, je ne crois pas mériter ces invectives.

Il se trouve qu’à titre personnel je n’aime pas fort que l’on me dise ce que je dois penser… Il se trouve aussi que je ne peux ouvrir un journal ou un site d’information sans être immédiatement agacé par tous les « il faut », les «  vous devez » et autres injonctions plus ou moins bienveillantes de journalistes sûrement bien intentionnés mais qui n’ont vraisemblablement pas compris qu’ils n’étaient pas le centre du monde. Aussi ne vous servirai-je pas ce que je rechigne pour moi-même.

En revanche, je crois que toute personne de bonne volonté, pour peu qu’elle ait un peu de temps à y consacrer peut apprendre à mettre à l’abri du besoin sa famille et ses proches des crises et convulsions de notre économie malade.

Il y a bien plus de vertu à agir à notre échelle qu’à discuter indéfiniment et attendre de nos politiques qu’ils nous servent avant leur intérêt personnel.

Vous avez peut-être remarqué que je suis en train de constituer depuis quelques jours un petit groupe de lecteurs qui souhaitent approfondir cette démarche.

Cliquez ici pour lire ou relire la présentation du projet (merci de répondre rapidement si vous êtes intéressé, les places partent vite).

À votre bonne fortune,

Olivier Perrin