Plaie N°4 : La santé se détériore

 

Chère lectrice, cher lecteur,

 

Aujourd’hui, nous allons parler d’un thème que je n’attendais pas vraiment mais qui s’est imposé régulièrement dans vos réponses.

Le délitement du système de santé apparaît comme une inquiétude majeure pour beaucoup d’entre vous, en particulier les seniors et les ruraux.

Mea culpa, si je n’y ai pas pensé au départ, c’est par pur égoïsme.

En fait, j’ai une chance inouïe car je ne vais quasiment jamais chez le médecin.

Je suis donc en quelque sorte déconnecté de cette problématique et vos retours ont donc été salvateurs.

Un grand MERCI !

Le sujet du jour sera donc la santé et je compte comme toujours sur vos commentaires avertis pour faire avancer le débat.

 

Les déserts médicaux s’étendent

 

Nous vivons une véritable pénurie de médecins généralistes.

En 10 ans le nombre de généralistes a baissé de 9,1% sur l’ensemble du territoire français. [1]

Pourtant, la population augmente !

Et ceux qui en souffrent le plus ce sont les ruraux… et les seniors.

Toujours cette règle lancinante : plus on est loin des lieux de pouvoirs, plus on subit.

Une cartographie des déserts médicaux a été dressée et le résultat est inquiétant. [3]

Les français doivent en moyenne parcourir 5,1 km pour consulter un médecin… contre 4,3 km en 2005. [4]

93 départements sur les 101 que compte la France enregistrent de fortes baisses du nombre de généralistes. [5]

 

Et ça ne va pas en s’arrangeant

 

Les médecins généralistes sont, en moyenne, plus proches de la retraite que du début de carrière.

Selon les prévisions de l’Ordre des médecins, on perdra un quart des généralistes d’ici 2025 ! [2]

On observe un effet inverse pour les spécialistes à leur compte qui suscitent de nombreuses vocations (serait-ce lié à un meilleur salaire ?).

La catastrophe sanitaire n’est pas loin et, comme souvent, ce sont les plus vulnérables qui sont frappés de plein fouet.

 

L’erreur des années 70

 

Cette pénurie a en quelque sorte été organisée par un centre qui ne se soucie que peu de sa périphérie.

Dans les années 70, il fallait réduire les dépenses de santé.

Quelle fut la solution « baguette magique » proposée par un gouvernement qui n’avait visiblement que peu de notions d’économie ?

Le numerus clausus !

Cette mesure limite le nombre de médecins généralistes formés.

Qui dit moins de médecins, dit moins de salaires, donc de dépenses… Logique !

Sauf que la réalité a cette sale habitude d’être toujours plus complexe qu’on ne le voudrait.

Les premiers médecins à disparaître furent donc ceux des zones les moins attractives.

Alors qu’à l’inverse les régions dynamiques, proches de la mer et du soleil ou des grandes villes ont pléthore de choix.

Un cas typique de mauvais calcul économique et de planisme aux conséquences douloureuses et très longues à réparer.

 

Les généralistes ne sont pas les seuls affectés

 

Certaines spécialités sont également en extrême pénurie…

C’est le cas de l’ophtalmologie.

Dans certaines régions, les gens doivent réserver jusqu’à une année à l’avance… [6]

Quand ils ne font pas le pied de grue à 5h du matin pour espérer une visite urgente sans rendez-vous.

Pareil pour les IRM, il existe des disparités frappantes entre les régions. [7]

Si en Île-de-France le délai d’attente est de moins de 20 jours, un breton doit attendre près de deux mois… un temps précieux pour un dépistage du cancer ou pour les maladies cardiaques. [8]

La régression est globale.

Je citerai simplement 2 exemples clés à mes yeux.

 

La pressurisation des hôpitaux publics

 

Les budgets pour la Sécurité Sociale visent à combler le déficit au prix de lourds sacrifices.

Le ministère impose la baisse des remboursements mais en parallèle il pousse à l’augmentation de l’ambulatoire, ce qui revient à faire baisser le prix et le volume.

Les conséquences de cette recherche de la « rentabilité » sont infernales pour un secteur déjà chauffé à blanc.

Au-delà même des conditions de traitement de patients devenus des clients un indicateur morbide a retenu mon attention.

Le taux de suicide des soignants est 3 fois supérieur à la moyenne nationale, elle-même particulièrement élevée en Europe. [9]

 

La baisse des remboursements de la Sécu et l’augmentation des tarifs des mutuelles

 

Olivier Pericchi, courtier en assurance santé, confie :

« Pour une opération de la vésicule facturée 3 300€ dans le secteur privé, il reste 1 400€ (près de la moitié !) à la charge de l’assuré, alors que ce dernier était totalement remboursé hier. » [10]

On observe un bond de 102% du reste à charge à l’hôpital et de 130% chez les spécialistes en un an à peine. [11]

Conséquence tragique : certains patients attendent ou refusent carrément de se faire opérer, faute de moyen.

En France, en 2018, dans un pays qui se targue d’avoir l’un des meilleurs systèmes de santé au monde…

Nos seniors ne sont plus pris en charge alors que les chefs d’état du monde entier viennent complaisamment se faire soigner chez nous (Bouteflika, Idriss Déby, Noriega…) !

 

Un fossé ville/campagne et riches/pauvres

 

80 % des médecins formés sont des citadins issus de familles plutôt favorisées. [12]

Ils ne veulent travailler ni à la campagne, ni dans les milieux « sensibles ».

Cela nous ramène à notre propos récent sur l’éducation !

Ce fossé ville/campagne est redoublé par le fossé aisés/défavorisés.

À 35 ans, un ouvrier a une espérance de vie inférieure de 7 ans à celle d’un cadre. [13]

L’accès aux soins des foyers modestes est moindre, suite notamment à la réforme Touraine.

Résultat : ils vont moins souvent consulter les généralistes, encore moins les spécialistes, et sont moins nombreux à recourir au dépistage et à la prévention.

 

Encore une fois, c’est une France à deux vitesses qui se dessine

 

D’un côté, des urbains riches et bien formés qui ont accès à tout : Education, emplois, structures de santé, etc.

De l’autre, les perdants de la mondialisation et de la législation qui sont encore et toujours les dindons de la farce.

C’est à mon avis la fracture la plus importante qui se dessine aujourd’hui en France mais aussi ailleurs.

L’élection de Donald Trump, le Brexit ou l’arrivée au pouvoir de partis populistes en Italie ont un point commun.

Ils sont provoqués par le mécontentement compréhensible de ceux qui se sentent laissés sur le bas-côté par la modernité : campagnards, retraités, habitants de zones défavorisées, ouvriers, chômeurs… etc.

Ils ne savent plus vers qui se tourner et espèrent l’arrivée d’un hypothétique sauveur.

Des sauveurs, qui comme souvent, ne se révèlent être que des marchands de rêves.

Leurs résultats se feront probablement attendre encore longtemps…

 

Je veux votre avis sur notre système de Santé

 

Le problème est complexe et requiert du doigté.

Il faut faire l’équilibre entre

  • la liberté des médecins
  • le niveau de soins
  • la maîtrise des coûts
  • des filières de formations efficaces et accessibles

Pas facile !

À votre avis, quelle pourrait être la mesure la plus utile pour pallier ce problème ?

  • Annuler le Numerus Clausus comme le souhaite le Président Macron ?
  • Améliorer les conditions d’installation des généralistes ?
  • Mieux rembourser les soins des plus défavorisés ?

Plus généralement, quel est votre expérience de notre système de santé ?

 

 

À votre bonne fortune,

Frédéric Duval

 

 

Sources :

[1] https://www.essentiel-sante-magazine.fr/sante/droits-et-patients/deserts-medicaux-francais

[2] https://www.ledauphine.com/societe/2016/06/03/la-penurie-de-generalistes-s-aggrave

[3] https://www.lagazettedescommunes.com/536068/nouvelle-carte-des-deserts-medicaux-votre-commune-est-elle-concernee/

[4] https://www.mma.fr/zeroblabla/consultations-medicales-distance.html#.XGaBglxKiUl

[5] https://www.essentiel-sante-magazine.fr/sante/droits-et-patients/deserts-medicaux-francais

[6] https://www.europe1.fr/societe/des-quatre-heures-les-patients-font-la-queue-pour-lophtalmo-2638265

[7] https://www.lemonde.fr/idees/article/2018/07/30/urgences-une-reforme-toujours-en-attente_5337544_3232.html

[8] https://france3-regions.francetvinfo.fr/bretagne/52-jours-attente-irm-urgente-bretagne-1557000.html

[9] https://www.pourquoidocteur.fr/Articles/Question-d-actu/24780-Suicides-soignants-l-hopital-inquietante-tendance-fond

[10] https://www.notretemps.com/droit/actualites-droit/frais-medicaux-pourquoi-les-mutuelles-remboursent-moins-bien,i129669

[11] http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2016/11/29/20002-20161129ARTFIG00151-sante-les-francais-de-moins-en-moins-bien-rembourses.php

[12] https://www.les4verites.com/economie-4v/pourquoi-les-deserts-medicaux

[13] https://www.cairn.info/revue-regards-croises-sur-l-economie-2009-1-page-65.htm#





31 réponses à “Plaie N°4 : La santé se détériore”

  1. yves dupret dit :

    il y a beaucoup trop de depenses anormales faites sur le dos de la securite sociale en france, un exemple 108 milliards d’euros par an c’est le cout de l’absenteisme injustifie

  2. Jérôme dit :

    Mon père médecin a la retraite s’est suicidé à la suite d’une faute chirurgicale qui l’a laissé boiteux en béquilles. Ce n’est pas tant a cause de cette faute que de la non-reconnaissance de celle-ci et de la non-assistance de ses propres collègues dans un milieu hospitalier qui avait complètement changé de mentalité et de cap (privatisation et rentabilité) qui l’ont poussé a ce geste.

    Le service publique de santé a coulé, et les rares marins qui font front coulent malheureusement avec le navire…

    … et la clinique se fout de la charité.

  3. DAMIEN dit :

    Bonjour,
    La solution passe sans doute par un mixte des trois propositions évoquées. Oui, il faut supprimer le numerus closus sans toute fois diminuer la qualité de la formation de nos médecin. Oui également, il faut faciliter l’installation des médecins dans les zones défavorisées. Notamment les jeunes médecins qui n’ont pas la possibilité de reprendre une clientèle.
    Pour ce qui est de mieux rembourser les soins, il faut faire attention à ne pas faire supporter davantage le poids financier sur les patients. Les Français payent cher leur système de santé. Il faut donc viser les pathologies les plus courantes et faire un effort pour mieux les prendre en charge.
    Enfin, n’oublions pas que le système de santé fonctionne avec des médecins mais également avec des personnels de santé (infirmier(e)s, aides soignant(e)s, etc. Leurs conditions de travail et leurs rémunérations doivent également être corrigés.

  4. Michel angelosanto dit :

    Moi aussi j’avais une bonne santé et n’allais jamais chez le médecin. Je faisais attention a ma nourriture (anti-cancer) et acceptais les éléments naturels, j’étais toujours en chemisette été comme hiver. Mais j’ai attrapé une maladie très rare, des tumeurs fibreuses solitaires qui m’ont décimé en quelques mois au point que j’attends la mort d’un jour a l’autre ne pouvant presque plus respirer.
    Malgré tout, je pense qu’il faut se mettre un peu de coté de l’assistanat. Quand j’étais jeune, a la campagne, on n’appelait le médecin que quand on avait plus de 40 de fièvre sinon on se soignait nous même avec des tisanes, cataplasmes, sangsues etc …

  5. GOUTTEBARON dit :

    Bonjour,
    Il y a trop de nouveaux médicaments chaque année.
    Pourquoi toujours changer les traitements.
    Autrefois, le généraliste prenait en charge son patient et proposait un traitement réduit et surtout avait une relation de bon sens.
    Aujourd’hui trop de généralistes, renvoient les patients vers l’arsenal technique médical local ou régional, pour satisfaire le système. Combien d’actes et traitements inutiles ??
    Enfin si notre alimentation revenait plus simple et saine, nous aurions moins de difficultés…….
    Cordialement.

  6. LAGNIEZ Jean dit :

    La pénurie de généralistes existe aussi dans les grandes villes de province. Après la défaillance de ma généraliste il m’a fallu 2 semaines de recherche pour trouver une jeune généraliste qui venait de s’installer.Ceci peut expliquer la saturation des urgences hospitalières en plus de l’abus par les bénéficiaires de l’AME qui ne paient rien. A noter également que l’hôpital psychiatrique locale ferme des lits par manque de personnel. On peut donc craindre les conséquences d’un non-internement.

  7. Lionel dit :

    La médecine symptomatique n’a qu’un tout petit avenir. Le futur de la santé est dans notre assiette pour le corps et dans les bibliothèques pour notre esprit.

  8. Levoisin dit :

    Non seulement, il y a les déserts médicaux mais notre gouvernement actuel ne fait rien de positif pour améliorer la santé des français.
    Cela a commencé par les 11 vaccins que le gouvernement veut de force administrer aux nourrissons. Or ces vaccins contiennent des substances dangereuses pour la santé comme l’aluminium (en fortes doses dans ces vaccins).
    Il y a également le scandale des produits naturels que Mme Buzyn veut retirer du marché soit disant parce qu’ils ne sont pas efficaces. En vérité, elle veut juste favorisé les bigs-pharmas qui s’en mettent pleins les poches en nous vendant des médicaments à base de chimie dont beaucoup sont dangereux pour notre santé.
    Pourquoi également le vaccin contre la grippe est passé du simple au double en janvier ? Réfléchissez… En outre, notre ministre de la santé (ex-médecin)a révélé en petit comité que ce vaccin n’est pas vraiment efficace.
    Pourquoi faire des lois en faveur de la PMA, la gestation pour autrui remboursées par la sécu ? quand on sait les conséquences dramatiques que cela peut avoir pour l’enfant plus tard….
    Pourquoi encourager l’euthanasie quand on peut développer les soins palliatifs….
    La liste est longue.
    Merci de ne pas publier ce commentaire sur facebook dans lequel je n’ai aucune confiance (à la solde de l’Etat)
    Bien à vous.
    Cordialement

  9. Gilles Croisé dit :

    Bonjour Monsieur Frédéric Duval,
    je vous remercie pour vos articles toujours pertinents.
    Vous êtes certainement allé un jour aux urgences d’un hôpital ou même simplement passé dans un hôpital; moi, je suis choqué par le nombre de patients qui ne sont pas « Français de souche » et qui semblent bien plus à l’aise dans ces lieux que vous même. Je pense qu’il faudrait demander une participation financière à tout le monde, je dis bien tout le monde, et je suis certain que ça induirait une diminution de la fréquentation et des dépenses.
    La suppression du regroupement familiale aussi.
    Cordialement.
    Gilles Croisé

  10. aupy dit :

    Il n’y a pas que ça, ce qui devient se plus en plus problématique, c’est la pénurie ORGANISEE de médicaments. Et de plus en plus de médicaments, relativement courants et peu chers souvent. pour nous inciter à prendre des équivalents plus chers, comme pour les vaccins…

  11. BETTEGA Yves dit :

    Les études de médecine attirent les CSP + parce qu’elles garantissent de hauts revenus, eux même garantis par la pénurie organisée avec la complicité de l’O
    rdre. En résulte un nombre hallucinant de candidats au concours, concours qui par économie ne sélectionne que sur des matières purement scolaires. D’où une inflation de recalés qui font leur cursus en Belgique ou en Roumanie et reviennent exercer en France qui les accueille à bras ouverts…Les études universitaires étant payées avec l’impôt, les sortants devraient avoir obligation d’exercer 10 années là ou sont les besoins. Médecine faussement libérale puisque le prix de la consultation est fixé par l’état et pris en charge par de l’argent collectif (CPAM + Mutuelle)…

  12. Jean Paul SLASTANOVA dit :

    Je ne suis pas médecin mais je vois que notre système n’est plus tenable. Pour diminuer les examens inutiles, nous devrions avoir un dossier numérique ( on y vient)une clé avec tout notre passé médical ( le médecin lirait tout sur son ordinateur). Des personnes n’arrêtent pas de consulter plusieurs médecins ( en dehors des spécialistes prescrits par leur médecin référent) trouver un moyen de leur faire payer (pas la Sécu) si il y a des abus.Le Numérus Clausus reflète bien l’état d’esprit de nos dirigeants technocrates, mais concernant les médecins généralistes , je suis gêné à chaque fois que je lui règle ses honoraires, toutes ces années d’études pour recevoir moins ce que mon plombier me prend pour son déplacement uniquement. De plus, on a déresponsabilisé les patients, ils oublient que la santé à un coût ( de plus en plus )et on devrait peut être ne plus rembourser les petits « bobos ».

  13. JEAN COUDERC dit :

    Je me demande si une solution au problème de la déserfication ne serait pas d’augmenter de 3 ou 4 € le pris des visites dans ces désrts médicaux.

  14. EMERY dit :

    Bonjour avant de parler médecine et de tout ce qui en est rattaché, parlons de la santé.
    – comment avoir une bonne santé?
    – rôle de l’alimentation
    – comment bien manger?(aliments – mastication – jeûne)
    – pourquoi une activité physique régulière est importante?
    – comment fonctionnent les intestins – le foie – l’estomac & pancréas?
    Voici des thèmes indispensables à être abordés durant l’enfance en famille dans l’éducation et effectivement comme vous pas besoin de médecin, pas de prise de chimie !

  15. PILLONE Robert dit :

    Il faut se démener pour être soigné correctement et il faut en passer par les « suppléments d’honoraires » . De trop nombreux spécialistes sont des pompes à fric . Et l’état qui paye la formation des médecins devrait faire signer un contrat (cf.les enseignants) les obligeant à exercer dix ans loin des grandes villes , et plafonner tous les dépassements d’honoraires . Le numerus clausus aurait dû être supprimé depuis longtemps; mais les médecins en exercice craignaient sans doute la concurrence du nombre …

  16. SCHMITT BRUNO dit :

    Bonjour Frédéric,
    Il y a un autre mal français, et tu n’y échappes pas, c’est de croire mordicus que notre salut est dans la médecine. Et la médecine ne fait évidemment rien pour nous éclairer !!
    Les médecins soignent des malades, s’il y a moins de malades, ils sont mal !!!

    Non, le salut est dans la prévention des maladies, pas dans les gens qui chérissent les malades.

    Bouger, bouger, bouger !!! Manger moins, moins, moins : Si donne à une population de souris la moitié (!) des calories journalières qu’elles absorberaient naturellement, elles vivent en moyenne 40% plus longtemps, et en bien meilleure santé [1].
    Ces deux axes (bouger beaucoup, manger peu), c’est la clé d’une vie longue et en bonne santé, sans aide de la médecine.
    Cordialement,
    Bruno
    [1]https://www.littlebrown.co.uk/books/detail.page?isbn=9781600940385

  17. ROCHE dit :

    Supprimer le numerus clausus pour les généralistes et l’instituer pour les spécialistes en surnombre dans certaines spécialités.
    Je pense que le critère bachotage de la sélection de première année qui doit disparaitre est une bonne chose.
    Éventuellement, rendre obligatoire une période de quelques années en campagne en échange des études très couteuses que l’argent public leur à permis.
    L’esprit du médecin comme au milieu des années 50 à disparu, maintenant c’est devenu un business avant tout et les jeunes ne cherchent plus qu’à gagner 7000€/mois, voire plus en travaillant 35h !
    Même en entreprise, un cadre ne gagne pas autant en ne faisant que 35 h, et sans prendre trop de responsabilités.
    C’est un état d’esprit à modifier dans les fac de médecine comme dans certaines grandes écoles!

  18. Deweerdt dit :

    A- pas d annulation du numéros clausus a l entree a l universite mais adaptation douce et progressive afin d eviter l effet accordéon avec soit trop de medecins (il y a 30ans) soit pas assez maintenant.
    2- Egalite d acces aux soins partout Egalite quand aux conditions d exercice partout++++ liberté d acces partout c est un devoir de fraternité.
    3- rendre la médecine aux médecins et permettre aux médecins de disposer d un secrétariat objectif: 0 papier pour le médecin = 40% de temps soignant en plus.
    4- maillage du territoire avec numéros clausus a l installation si refus remboursement des études a l etat.
    5- aide au recrutement du conjoint sur le territoire.
    Respecter les principes républicains.

  19. tilly dit :

    OK pour remunérer un peu plus les médecins installés dans les déserts médicaux avec obligation de fournir quelques années dans des cabinets – de groupe peut-être- hors des grosses agglomérations en échange des années d’études payées par l’état
    limiter l’accès des urgences hospitalières aux vraies urgences et non à la bobologie et ceux qui ne veulent pas payer – obligation d’utiliser la carte vitale avec photo du malade pour limiter tous les trafics de soins indus – surveiller les dépenses de chaque malade avec un fichier informatisé réserve aux médecins

  20. cristina dit :

    la profession médicale n’est plus respectée , n’est plus rémunérée à sa juste valeur : un garagiste revoit ses tarifs à la hausse tous les ans , un médecin est coincé par la sécu et impuissant quand tous les prix montent autour ! les français paient avec plaisir le coiffeur et râlent quand ils font un chèque chez le dentiste ! on donne notre santé entre leurs mains mais on aimerait qu’ils bossent gratuitement ! les charges les étouffent et ils ont droit à presque rien quand ils sont , à leur tour , malades ! on ne peut pas obliger un jeune médecin d’aller vivre dans des zones reculées sans pouvoir gagner sa vie , sans une bonne école pour son enfant , sans transports publiques , sans rien à côté ; il doit , au moins être payé comme salarié d’un hôpital ; il y a de plus en plus des gens cachés derrière les bureaux , dans des  » agences « de santé bonnes à rien , et de moins en moins de gens au lit du malade , et ceux qui y sont encore sont mal payés et mal respectés par une société qui a oublié sa courtoisie !

  21. Andrea dit :

    Se raproacher des médecines Chinoise, Ayuveda, des plantes et l’homéopathie . Ne garder la médecine occidentale pour les accidents seulement car elle est trop chère et prone de trop d’erreurs.
    Eliminer les vaccinations et la malbouffe et se débarrasser des medicaments qui produisent des effects secondaires qui coutent des fortunes.
    Limiter la migration a un nombre decent pour verifier le futures dépenses.

  22. Soib dit :

    Bonjour
    Sur ce sujet, comme tant d’autre l’Etat prouve sa totale incompétence et sa tyrannie.
    Oui bien sûr il faut supprimer le numerus clausus, décision absurde et digne d’un état totalitaire qui fourre son nez partout. La conséquence est la pénurie que vous décrivez mais aussi l’apparition de nombreux médecins et spécialistes d’origines étrangères qui parlent parfois mal le français et n’ont pas du tout le niveau de qualification des médecins français.
    Comme pour la retraite il faut prendre en charge soi même sa santé avec la disparition de la sécu. Cela permettrait à chacun de ne pas financer des soins aux étrangers, ou des opérations que notre conscience refuse (PMA pour les couples homo, GPA, euthanasie, vaccination abusive, traitements inefficaces coûtant des fortunes…), et nous sortirait du système maffieux dans lequel nous sommes où les décideurs sont en confis d’intérêt avec les labos qui les rémunèrent grassement.
    Il faut libéraliser le secteur, c’est à dire laisser toute type de médecine avoir le droit d’exister, même celles qui soignent et qui ne rapportent pas d’argent aux Sanofis, Merkel, etc. Je pense en particulier à l’homéopathie tellement dénigrée de nos jours, aux phytothérapeutes et herboristes quasi inexistants. Libéraliser c’est aussi donner la liberté de choix au patient, liberté de praticiens, de remèdes, et liberté vaccinale.

  23. Malolo dit :

    bonjour,
    J’ai bien lu les commentaires et voilà ma maigre contribution.
    J’ai une maladie dégénérative depuis maintenant 10 ans et comme cela l’indique cela n’ira pas en s’ameliorant. J’ai du arrêter de travailler et je touche l’AHH (alloc adulte handicapé (810€)) mensuel. c’est pas lourd , c’est vrai, mais c’est déjà un plus quand on regarde d’autres pays.
    Au titre de tout cela, je perçois une aide pour payer une mutuelle (ACS) et je payer en plus 25 €/mois pour y avoir acces.
    Mais lorsque je me presente devant un praticien (sauf hors convention) ou quelque soit l’examen, je ne débourse rien !
    Alors non, les plus démunis en France sont dans l’ensemble tres bien pris en charge. Ceux qui ont de vrai difficultés, ce sont les classes moyennes du bas du tableau car ils touchent trop pour avoir des aides et pas assez pour se soigner correctement. beaucoup dans mon entourage renonce à la mutuelle faute de pouvoir la payer, avec tout ce qui s’en suit.
    L’aide a l’installation des jeunes médecins (financement local, voiture, appareillages) serait aussi un vrai plus dans les deserts médicaux. Beaucoup de mairies le font maintenant …

  24. Bernard dit :

    Un vieux médecin m’ a expliqué que avant les médecins généralistes étaient surtout des hommes qui travaillaient minimun 70 heures par semaine , leurs femmes s’ occcupant des taches familiales. Actuellement les médecins sont majoritairement des femmes qui ne peuvent pas travailler 70 heures par semaine, pour les hommes c’ est pareil, il ne peuvent pas et ne veulent pas travailler autant car leurs femmes (souvent médecin) travaillent aussi.

  25. Christian dit :

    Bonjour
    Une solution serait d’obliger les nouveaux médecins à s’installer 2ou 3 années à la fin de leurs études dans les zones délaissées
    Un médecin militaire doit 15 ans à l’armée qui l’a formé, pourquoi un médecin civil ne devrait pas quelques années au pays qui l’a formé à moindre frais ? Les études de médecine ne sont pas onéreuses et sont prises en grande partie en charge par l’état
    C’est une piste à coupler bien entendu avec la suppression du Numerus clausus

  26. Esnault dit :

    Quelques constats :
    La France est le seul pays d’Europe à n’avoir pas mis en place de limitation à l’installation des confrères venus d’autres pays. Tous les autres pays l’ont fait d’une manière plus ou moins visible. Résultat n’importe quelle médecin venant de n’importe quel pays d’Europe y compris formé dans des universités de niveau très faible peux venir s’installer en France. De se fait les étudiants qui auront subi le numerus clausus se verrons concurrencés par des médecins formés à la va vite dans d’autres pays.
    Les tarifs des actes médicaux n’ont pas changé pour certains depuis 30 ans et la majorité ont même baissé en valeur absolue. Ils ne correspondent en aucun cas au véritable coup de la pratique. Ils ont poussé les médecins libéraux depuis des années à augmenter leur productivité, leur nombre de patients vus par jour, leurs horaires qui sont devenus délirants pour combler cette perte annuelle de chiffre d’affaires. Du côté des chirurgiens c’est encore pire car le secteur II dit « à honoraires libres » créé par Raymond Barre dans les années 80 pour justement compenser l’absence de revalorisation des actes médicaux a été systématiquement attaqué depuis les gouvernements Sarkozy et Hollande. Il faut savoir qu’un chirurgien qui opère un patient d’une chirurgie complexe ce qui est fréquemment le cas sera payé 100 % du tarif par la sécurité sociale pour le premier acte, 50 % pour le deuxième et que tous les actes suivants ne seront tout simplement pas payé.
    Avant 2015, les patients payaient leur mutuelle pour rembourser le forfait hospitalier et les honoraires complémentaires des médecins et des chirurgiens qui pouvait pratiquer le secteur à honoraires libres. Cette situation était déjà coûteuse pour les patients qui payer jusqu’à 17 % de leur salaire pour la sécurité sociale et parfois 100 à 200 € par mois pour leur mutuelle. Le lobby des mutuelles a parfaitement travaillé et a obtenu grâce a la loi Touraine dite « loi santé » que les remboursements de mutuelles soit plafonnés a une fois le tarif de la sécurité sociale (qui est ridiculement bas). Cette magnifique arnaque a permis aux mutuelles d’augmenter très sensiblement leur chiffre d’affaires et leurs bénéfices d’autant que la loi rendait ces dernières obligatoires pour tous, mais elle a surtout appauvri les patients qui payent maintenant 3 fois : pour la sécurité sociale , pour la mutuelle obligatoire et enfin pour le médecin qui ne peut s’en sortir avec le tarif ridicule de la sécurité sociale et le remboursement aussi ridicule de la mutuelle sauf à faire de l’abattage.
    Les solutions ont été parfaitement proposées par l’économiste de la santé Frédéric Bizard avec un équilibre entre le public et le privé (qui coûte bien moins cher à la collectivité mais n’a pas les mêmes roles ni les mêmes fonctions)

  27. jean Claude dit :

    on voit les politiques et syndicats depuis « toujours » embrouiller les choses pour « noyer » le poisson. On passe des mutuelles par branche prélèvements , dépenses bien encadrés comme dans une société privée, pour la santé la retraite. A quoi!? . On les combinent ou les adossent à d’autres pour  » équilibrer » celles en déficit. Bien évidemment celles des fonctionnaires « adossées » au privé( après constat d’un déficit abyssal). Ceci décidé par des CA contenant des représentant syndicaux du public dans le privé, CAV, AGIRC, ARCCO .encore récemment. Donc tout est « noyé » occulté impossible à gérer.Revenons en aux filières différenciées et une gestion type MACF ou autre mutuelle, qui paye touche. Si vous ne contribuez pas vous êtes exclu.Bien sur tout celà identique pour public et privé. Après on verra bien ou sont les problèmes

  28. biauzon dit :

    1° -une solution appliquée aux professeurs, dont nous payons, tout comme les médecins, les longues études…devoir exercer plusieurs années dans le public, là où il y a des besoins, où les plus expérimentés malheureusement, ne veulent pas intervenir…à mon avis la moindre des politesses!!!

    2)- sélectionner les étudiants en fonction des « vocations »; de l’intérêt des relations humaines (orale/ motivations), plutôt que des désirs / prestige de statut, gains….matières scientifiques uniquement …

    3) enseigner une ouverture à d’autres médecines (en voie de non remboursement, ou jamais remboursées mais ayant fait leur preuve depuis des millénaires; médecines naturelles diverses à promouvoir et contrôler…)

    possédant un master 2 ,ingéniérie des systèmes de santé « prévention et éducation à la santé »…très inquiète concernant notre prise en charge en vieillissant (compassion et intérêt relationnel/aux patients en voie de disparition chez les jeunes soignants…)

  29. Lis Bollée dit :

    Enfin un politique français,le plus élevé en grade,
    semble comprendre qu’il FAUT écouter les gens de terrain.
    Concernant la santé depuis 4 décennies l’état n’en fait qu’à sa tête, gérant tout sans entendre les acteurs de terrain.
    Deux exemples édifiants:
    1) pour permettre aux patients loin des villes d’accéder plus vite aux soins les fonctionnaires de la CPAM veulent imposer la possibilité de se faire soigner directement chez un pharmacien pour des pathologies dites urgentes et de diagnostic évident ! Mais jamais l’inverse n’a été envisagé, à savoir la possibilité pour un médecin de délivrer ces médicaments d’urgence, car lui aussi est capable de ce service!
    2) Les « haut » fonctionnaires de la CPAM proposent une enveloppe financière annuelle de 27000€ pour recruter du personnel de cabinet, mais à la condition qu’ils soient au moins 3 associés! C’est donc reconnaître que les tarifs officiels des médecins secteur 1 ( aux tarifs ligotés par l’état ) sont insuffisants pour créer une structure libérale viable!

    Le pouvoir est entre les mains d’une dictature administrative, en apesanteur clanique, que tout le monde connaît : ENA.

    Le problème de fond est limpide: l’ENA fut crée afin de gérer les grands corps de l’état.
    Malheureusement les énarques ont eu la possibilité ( interdit en Allemagne) de mener la politique du pays , certes en se faisant élire par le biais d’elections démocratiques, tout en conservant de droit leur rattachement indéfectible aux hautes administrations .
    Ne cherchez plus l’erreur.

    Consciemment ou non, c’est en grande partie ce qu’exprime les gilets jaunes et ceux qui les comprennent.

  30. Bollée dit :

    Le sytème français de gouvernance est comparable au communisme , les atrocités humaines en moins.
    En effet comment qualifier un système politique où initialement les haut fonctionnaires , issus de l’ENA , avaient pour tâches de gérer les grands corps de l’état, devenir aussi les gouvernants politiques et pouvant transformer les lois eux-mêmes. Ils sont devenus juge et partie!
    De Gaulle et Michel Debré auraient dû interdire le cumul poste de Haut fonctionnaire – fonction politique, sauf pour ceux qui renonçent définitivement au statut de haut fonctionnaire.
    Combien ont ainsi pu cumuler, avec intervalle variable et pendant longtemps, les deux fonctions ? Avec accumulation de cotisations retraite alors qu’ils n’avaient que très peu occupé leur poste de la fonction publique. ( celà a été corrigé).
    Celà ressemble à de la corruption, habillée de pseudo légalité pour le faire admettre !
    La médecine a été gérée sans les avis autorisés des professionnels de terrain.

    Dans la plupart des pays modernes, les établissements de santé sont cogérés de façon paritaire par un directeur administratif et un directeur médical. C’est le bon sens même.

    La sécurité sociale (CPAM) admet maintenant que pour permettre un fonctionnement correct d’un cabinet de médecin libéral il faut lui allouer
    une enveloppe d’aide de 28000€ afin de recruter du personnel !
    Nos dirigeants reconnaissent donc que les tarifs officiels (tarifs ligotés par l’état ) sont obsolètes et déphasés !
    Le comble de cette dictature administrative est que l’aide ne durerait que 2 ou 3 ans, avec au moins 3 médecins associés ! On se moque du monde ! Il n’y a déjà pas assez de médecins formés…
    Évidemment au pays du paradis administratif il y aura toujours assez de moyens dégagés pour les nouveaux services bureaucratiques chargés de gérer et surveiller les médecins….
    Finalement les gilets jaunes expriment le début d’une volonté de renverser le système français de gouvernance, dans lequel de bons élèves d’une école officielle de l’etat se croient autorisés à tout penser et choisir au nom du peuple.

  31. Daniel Buob dit :

    Ce système qui se prétend de « santé » est en fait ce que j’appelle un système de la maladie organisée (pour ne pas dire désorganisée..).
    Je m’explique : Au lieu de chercher l’origine REELLE des diverses pathologies graves (ou non), la médecine moderne ne cherche qu’à atténuer des symptômes avec des marteaux pilons (antibiotiques, chmios, etc…), tout en créant de nouveaux symptômes via les effets dits secondaires de ces premiers marteaux pilons, que l’on cherchera à atténuer avec d’autres « remèdes », et ainsi de suite. Le tout sur une fragilisation et un affolement de l’organisme et surtout de son système immunitaire avec la sur vaccination infantile, qui fera le lit de toutes sortes de maladies auto-immunes et neurodégénératives, aggravé par un mode vie de plus en plus inadapté et pollué.
    De plus, ce système a pour obligation première une rentabilité indispensable, ce qui est totalement incompatible avec l’objectif de soins qu’il prétend avoir.
    Lorsque l’on entend notre dernière (S)Ministre de la Santé (A.Buzyn) clamer haut et fort que pour être un expert compétent dans le domaine de la santé il faut, comme elle, travailler pour les laboratoires pharmaceutiques, et que quasi dans la même phrase elle décrète que « la vaccination ne se discute pas », on ne peut qu’être inquiet devant tant d’obscurantisme : d’une part, elle balaie d’un revers de main toute possibilité de conflit d’intérêt, et d’autre part, elle affiche une attitude on ne peut plus anti-scientifique, en prétendant que la théorie vaccinale ne se discute pas. Ce qui est très loin d’être le cas.
    Avec de pareilles attitudes, il est surprenant qu’il n’y ait pas plus de 900 accidents médicaux GRAVES par jour en France (soit 328500 par an quand même), nombre recensé il y a déjà plus de 10 ans. (Quid aujourd’hui ???)
    Enfin, je viens de constater que certains médecins d’Europe centrale ont des difficultés de compréhension de la littérature médicale française (j’ai le cas d’une cardiologue qui a fait faire un test d’effort à une personne cardiaque – problème de valve -, ce qui est totalement contre-indiqué dans ce cas, et a provoqué la pose de 3 stents ainsi qu’une tachycardie récurrente qui envoie la patiente régulièrement à l’hôpital, avant de l’envoyer un jour prochain ad patrès !)
    En même temps, on dénigre toute autre médication dite « alternative » qui ne rapporte rien à la chimie pharmaceutique, au détriment de la qualité de soins que le système devrait apporter.
    Et comme le lobby pharmaceutique est un des plus puissants au niveau mondial (avec le pétrolier et le nucléaire), il n’y a pas de grandes chances que l’on puisse y changer quoi que ce soit !

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