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À LIRE D’URGENCE SI VOUS AVEZ UNE ASSURANCE VIE, UN LIVRET D’ÉPARGNE OU UN PEU D’ARGENT SUR UN COMPTE EN BANQUE

Cher lecteur,

Il est bientôt une heure du matin, ce vendredi 9 juin 2016.

Il reste moins d’une trentaine de députés dans l’hémicycle pour la 3e session de la journée.

Le président de l’Assemblée Nationale fait adopter d’un coup 4 amendements.

« [Ce] sont des amendements de précision. » Tranche-t-il. Le ton est sec, nerveux. Il a presque coupé la parole à la députée Karine Berger.

Un des textes de lois les plus dangereux du XXIe siècle vient d’être passé. En pleine nuit et devant une assemblée vide.

Ce texte n’a pas été proposé par un groupe parlementaire mais par le rapporteur de la loi — c’est le gouvernement à la manoeuvre —. L’amendement n°1193 a été déposé quelques jours auparavant, sans justification, ni commentaire, parmi des milliers d’autres. La méthode est bien connue des parlementaires.

Qu’importe, noyé dans la masse, le passage en force a réussi. Et tant pis si le lendemain des dizaines de journaux et blogs rapportent la nouvelle avec anxiété, voire terreur pour certains. le plus dur est fait …

Ces « mesures extraordinairement puissantes » ont été votées. Elles sont ratifiées au Sénat quelques jours plus tard : la procédure d’urgence a été engagée par le gouvernement. À l’heure où j’écris ces lignes, elle devrait s’achever d’ici quelques jours avec la ratification finale par une commission mixte paritaire.

Et alors rentrera en vigueur L’article 21 bis de la loi relative à la transparence, à la lutte contre la corruption et à la modernisation de la vie économique, dites Sapin II, et qui stipule au sujet des contrats d’assurance vie —qui représentent 40% de l’épargne des français— que :

Le Haut Conseil de stabilité financière peut suspendre ou restreindre temporairement la libre disposition de tout ou partie des actifs ;

Suspendre, retarder ou limiter temporairement, pour tout ou partie du portefeuille, le paiement des valeurs de rachat, la faculté d’arbitrages ou le versement d’avances sur contrat ;

Comprenez ; d’ici quelques jours, les retraits de vos assurances-vie pourront être unilatéralement gelés, pour une période de 3 mois… renouvelable indéfiniment par le Haut conseil de stabilité financière… présidé par le ministre des finances, c’est-à-dire Michel Sapin.

Cela paraît trop gros me direz-vous.

Ces choses-là n’arrivent pas.

Ou alors si rarement.

La dernière fois en 1999 : c’était la faillite de la compagnie d’assurance Europavie. Elle avait lésée 7 000 épargnants de la moitié de leur capital. Créée par le frère de l’homme politique André Santini, Europavie avait bénéficié d’un agrément de complaisance de l’État.

Heureusement, le Fonds de Garantie des Assurances de Personnes a été créé depuis et couvre votre épargne à hauteur de 70 000€… Mais avec 428 millions € de réserve[1], cela aurait à peine suffit à couvrir les 7 000 épargnants d’Europavie.

Que ce serait-il passé lorsque Groupama est passé au bord de la faillite en 2012 ? Le groupe gérait à cette époque un portefeuille de près de 21 milliards € d’assurances-vie[2]. Le fond de garantie aurait couvert 2% de ces contrats.

L’étau se referme

Il n’est pas anodin que l’article 21 bis passe en procédure accélérée en ce moment même.

Les compagnies d’assurances sont dans une situation catastrophique.

Cette situation a d’ailleurs un précédent : le Japon de la fin des années 1990. C’était il y a moins de 20 ans et 7 compagnies d’assurance avaient fait faillite en l’espace de 4 ans coûtant  l’équivalent de 30 milliards d’euros  aux épargnants. En cause : les rendements garantis des contrats d’assurance-vie étaient devenus trop élevés par rapport à la conjoncture.

Il y a quelques jours, l’agence de notation Standard & Poors a publié une étude sur l’impact des taux négatifs sur le secteur de l’assurance. Même constat que pour le Japon de 1997, les compagnies d’assurance n’ont plus les moyens de rémunérer leur contrats d’assurance-vie.

Cela fait déjà deux ans que les assureurs puisent dans leurs réservent pour servir des taux d’intérêt supérieurs au rendement réel de leurs avoirs.

À ce rythme, il faudra à peine 2 ans pour qu’ils arrivent au seuil des intérêts garantis : en moyenne autour de 1%. Il s seront alors piégés en plus de faire face à la concurrence d’autres placements plus attractifs.

La conclusion de Standard & Poors est sans appel : sans remontée des taux, le secteur entier sera en faillite d’ici 2 ou 3 ans maximum[3].

Une comparaison pour comprendre

On a souvent l’impression que la finance est un métier très compliqué. C’est est en partie vrai. C’est surtout très utile aux banquiers et assureurs qui ne veulent pas trop que vous mettiez le nez dans leurs affaire.

La réalité est que les banquiers est les assureurs sont des marchands comme des autres qui créent, achètent et vende un produit bien particulier : de l’argent.

Prenons l’exemple d’une voiture.

Placeriez-vous votre argent dans un loueur de voitures qui paierait ses clients pour utiliser ses véhicules. Comme s’il avait plus de voitures que de places dans son garage : à chaque location, il paierait un peu les clients pour éviter d’avoir à stocker la voiture.

Vous pensez bien que ce loueur ferait bientôt faillite. Et raisonnablement, vous n’investiriez jamais un sous dans son affaire. Et si vous aviez une voiture, vous ne la lui prêteriez jamais.

C’est exactement ce qui se passe avec votre contrat d’assurance-vie.

Votre assureur doit payer pour placer votre argent. Il n’a pas de moyen de se rémunérer…. La faillite est inéluctable.

Et même si les taux remontent : le filet se referme

Il faut donc que les taux remontent, me direz-vous.

Sans parler des problèmes que cela poserait, notamment pour le financement de l’État et des collectivités, cela serait aussi une mauvaise nouvelle pour les assureurs.

Les avoirs des Fonds Euro ont en effet été placé dans des obligations d’État de long terme, à très faible rendement, et en cas de remontée des taux, ils ne pourraient servir un intérêt reflétant cette embellie… et il y aurait un risque fort que de nombreux épargnants transfèrent leurs avoirs vers d’autres placements plus rentables…. Et là encore, c’est la banqueroute pour de nombreuses compagnies d’assurance.

Dans tous les cas, le gel de votre assurance vie a été conçu pour être utilisé !

D’un côté vous avez des compagnies d’assurance exsangues, évoluant sur une ligne de crête de plus en plus resserrée et dangereuse.

De l’autre, des particuliers qui épargnent toujours plus en prévisions des années de vaches maigres : le mois de juillet a d’ailleurs été un record de collecte pour les assurances vie.

L’État a tranché. Il faut sauver les assureurs à votre dépend. Mais c’est un peu facile.

Une règle simple de l’investissement : le rendement est proportion du risque

Dans un système équilibré, le rendement d’un investissement est proportionnel à son risque.

Plus vous prenez de risque, plus le gain espéré sera élevé et inversement.

S’il apparaît un placement qui rémunère bien pour un risque faible, il attirera les épargnants et investisseurs. Un placement plus risqué devra donc être plus rémunérateur pour attirer les investisseurs.

Maintenir artificiellement un rendement plus élevé que le risque pose de nombreux problèmes à long terme.

C’est exactement ce qui se passe avec l’assurance vie placée en fonds euro (80% des assurances-vie). C’est un placement réputé 100% sûr, avec un taux garanti autour de 1% et qui produit une bonne rémunération par rapport à son risque.

Pendant longtemps, ce système a profité à l’État car ces fonds sont principalement placés en obligations d’État. Comprenez : en favorisant ces assurances vie, l’État s’assurait un client pour placer sa dette à peu de frais.

C’est ainsi que l’épargne des français s’est concentrée au fil des années dans les assurances vie en euro au dépend des actions d’entreprises ou d’autre produits d’épargne.

Malheureusement, la bonne rémunération de ces assurances vie est devenue complètement artificielle à cause de l’action vigoureuse de la Banque Centrale Européenne imposant des taux négatifs depuis plus de 2 ans et qui rachète même directement toutes les dettes que l’État peut émettre.

Alors même que l’épargne des particuliers s’est concentrée dans ces assurances-vie en euro, favorisées par l’État, qui n’en ayant plus besoin s’apprête à vous jeter comme une vieille chaussette.

Le procédé est plus que cavalier.

C’est pourquoi il n’est absolument pas fantaisiste de dire que nous sommes en train de vivre la fin des fonds en euro des assurances vie comme le titrait l’Express récemment[4].

Je n’ai qu’un conseil : dépêchez-vous d’en sortir !

Il n’y absolument aucune vertu morale ou collective à laisser vos avoirs plus longtemps. Les derniers informés paieront. C’est tout.

5 pistes pour placer votre argent

Malheureusement, comme c’est écrit en titre de ce message, les livrets d’épargne ou même votre compte courant ne sont probablement pas une bonne idée.

Les banques sont dans une situation plus préoccupante encore que les assureurs. De nombreux signes montrent que Deutsche Bank pourrait être un nouveau Lehman… à un détail prêt :  Lehman était une banque d’investissement uniquement. Deutsche Bank est aussi une banque de détail. Mais cela fera l’objet d’un prochain message.

Mais comprenez-moi bien, laissez vos économies sur un compte courant présente aujourd’hui des risques ! Soit elles seront taxées, soit votre banque fera faillite.

Je comprends que cela paraisse incroyable mais tel est le prix à payer face aux expérimentations monétaires actuelles (cel aussi j’y reviendrai).

L’idéal, comme toujours, est encore de diversifier vos investissements :

  • Gardez toujours un peu d’argent liquide chez vous (quelques milliers d’euros selon votre situation financière) ;
  • Si les investisseurs professionnels se chamaillent pour savoir si l’or est un placement ou non… Il se trouve que par les temps qui courent c’est en tout cas une assurance que de nombreux investisseurs expérimentés ont déjà prise (je suis en train de préparer un dossier pour acheter de l’or dans les meilleures conditions si vous n’en avez pas l’habitude) ;
  • Les nouvelles monnaies telles que le Bitcoin doivent aussi être envisagées ;
  • des investissements dans des objets qui « stockent » la valeur peuvent avoir un sens, surtout si vous avez une passion. Sachez que les planches de BD se vendent une fortune aujourd’hui, comme certains meubles vintage. Attention, toutefois, le vin est un placement très risqué à l’image des flacons qui peuvent toujours être bouchonnés après tout ;
  • Enfin de manière plus conventionnelle, envisagez aussi un contrat en assurance-vie… au Luxembourg. Vous bénéficierez des garanties luxembourgeoises bien plus solides qu’en France et de la fiscalité française.

Tous ces placements ne conviennent bien entendu pas à tout le monde. Ils ont chacun leur intérêts et leurs risques. J’y reviendrai dans cette chroniques dans les semaines qui viennent.

Likez la page si cela vous intéresse.

À votre bonne fortune,

Le petit économiste

 

 

[1] Au 31 décembre 2015, selon le rapport annuel du Fonds de Garantie des Assurance  de Personnes.

[2] Selon le rapport annuel 2011 de Groupama

[3] http://votreargent.lexpress.fr/assurance-vie/placements-l-inquietante-etude-de-standard-poor-s_1824020.html

[4] http://votreargent.lexpress.fr/assurance-vie/vers-la-mort-des-fonds-en-euros-de-l-assurance-vie_1804065.html

La Fable du bucheron et du boulanger ou Pourquoi l’argent crée la pauvreté

Il était une fois un bucheron et un boulanger.

Chaque jour le bucheron vendait ses fagots au boulanger pour 4 sous et le boulanger vendait en retour au bucheron du pain pour 4 sous aussi.

Vint un grand incendie qui détruisit la forêt où travaillait le bucheron. Le bucheron devait dorénavant marcher jusqu’à la forêt voisine et surtout en rapporter le bois sur ses épaules. Face à cette nouvelle difficulté, le bucheron rapportait dorénavant moitié moins de fagots.

Le bucheron et le boulanger se concertèrent bien ennuyés car le bucheron n’avait plus assez de fagots à vendre pour acheter son pain. Le boulanger, lui, perdait un client et en était fort gêné aussi.

Que faire se demandèrent-ils ?

– Il faut que tu achètes mon bois plus cher lui dit le bucheron, sans quoi je n’aurais plus assez à manger.

– Impossible lui répond le boulanger, je n’aurai plus de quoi acheter ma farine.

– Alors fabriquons ensemble une charrette pour aller chercher ton bois ou trouvons un remplacement : peut-être pouvons-nous cuire le pain avec un feu de tourbe.

Alors qu’ils se concertaient vint un économiste.

Il donna 4 sous au bucheron qui s’en trouva soulagé. Le bucheron pu alors acheter son pain au boulanger. Le boulanger, lui, se retrouvant avec 8 sous au lieu de 4 se trouvait bien plus riche et fort embêté de manquer de bois accepta alors d’acheter son bois plus cher.

Finalement, au lieu d’avoir fabriqué leur charrette ou trouvé une alternative au bois, le boulanger et le bûcheron, plus riches de 4 sous se retrouvent en fait plus pauvres d’un fagot par jour et dans la situation même qu’ils souhaitaient éviter.

Le surplus de monnaie, en donnant l’illusion de richesse à court terme bloque les investissements nécessaires pour ajuster offre et demande au lieu même de favoriser ces investissements comme il est communément admis.

Cette fable légère est de mon invention. Elle est bien sûr simpliste mais construite à partir des travaux sur la dynamique monétaire de l’économiste français Maurice Allais, elle illustre comment l’inflation rend plus pauvre en donnant d’abord l’illusion d’être plus riche.

Elle explique aussi en partie pourquoi les efforts gigantesques consentis par les les État et banques centrales depuis 2008 pour relancer l’économie se sont avérés contre-productifs.

Recevez, cher lecteur, l’expression de mes sentiments distingués,

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Demain, à 17h34

Vous regardez l’heure. Il est 17h34.

Une goutte de sueur se forme au bas de votre nuque.

La caissière vous regarde d’un air agacé. Vous insérez votre carte une troisième fois.

« Paiement refusé, » affiche l’écran. Derrière vous, quelqu’un émet un soupir exagéré.

Vous laissez vos courses et quittez le magasin, en vous excusant auprès de la caissière. Elle roule des yeux en passant au client suivant.

Pourtant, vous aviez assez de fonds dans votre compte. Pourquoi est-ce que la carte ne marche pas ?

Frustré, vous prenez votre téléphone afin d’appeler la banque. Vous allez leur demander des explications.

Mais au lieu de joindre une personne, vous entendez un message enregistré, bredouillé et incompréhensible. Vous n’en discernez même pas les mots… puis vous entendez un « click » et ça raccroche.

« Ça doit être une erreur à la banque, » pensez-vous. Ou bien un « bug » informatique.

Mais ce n’est pas une simple erreur, ou un problème de carte.

C’est le début d’une séquence d’événements qui va profondément changer votre façon de vivre.

Et selon mes informations, ce cauchemar pourrait devenir réalité à tout moment.

Mais je ne suis pas seul à le dire.
Paul Singer, qui gère plus de 27 milliards de dollars pour le fonds d’investissements Elliott Management, vient de révéler que nous étions « au bord de la plus grande bulle spéculative de l’histoire humaine. »

Comme il l’a expliqué dans un discours cette semaine, cette bulle spéculative touche le plus grand marché de la planète.

Je vous parle du marché de la dette.

Et l’éclatement de cette bulle entraînera des conséquences choquantes et désastreuses ici en France.

 

J’ai rédigé ce message afin de prévenir mes proches mais aussi le grand public d’un désastre économique qui s’approche – qui aura des conséquences sévères pour vous et des millions de personnes en France.

Et si les gérants de fonds milliardaires sont en train de se protéger contre ce désastre imminent, alors vous devez savoir de quoi il s’agit.

Si ce marché s’effondre, attendez-vous à des conséquences sévères et permanentes. La première d’entre elles : votre argent sera bloqué.

Littéralement: vous allez à la banque mais les portes sont fermées. Vous introduisez votre carte dans le distributeur et vous entrez votre code — mais l’argent ne sort pas.

Cela paraît extrême? Ça s’est déjà produit. En 2011 dans un autre pays de l’Union Européenne.

Les habitants ont entendu dans les infos qu’il y avait un « problème financier. » Mais c’était trop tard: les banques étaient déjà en train de fermer.

Cependant, les médias traditionnels ne parlent pas de ce grave danger.

Et pour l’instant, les politiciens ne s’en préoccupent pas… Ils sont bien plus intéressés par leur statut et leurs prochaines élections pour voir ce qui est en train d’arriver.

Ce n’est donc pas surprenant que la plupart des français ignorent ce que nous prévoyons à l’heure actuelle.

Pourtant, si vous savez où regarder, les signaux alarmistes sont en train de sonner.

Si vous êtes intéressé, j’ai décidé de rédiger une missive spéciale pour informer le grand public du danger qui approche…

C’est quelque chose de complètement nouveau. Et c’est complètement GRATUIT.

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