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Moi, Olivier Perrin, je vais inverser la courbe du chômage


Moi, Olivier Perrin, je vais inverser la courbe du chômage

Chère lectrice, cher lecteur,

Ne riez pas au titre de cette lettre et lisez-là jusqu’au bout, c’est du sérieux.

Elle commence assez loin de notre préoccupation, dans un petit pays, riche et montagneux.

C’est bien connu : les petits pays riches montagneux sont pleins de retraités et milliardaires qui sont venus y planquer tout leur argent.

Ils sont assis sur des ressources naturelles qu’ils exploitent égoïstement.

Ils font du dumping fiscal pour attirer les sièges d’entreprises qui exportent en retour vers leur pays d’origine qu’elles ont trahi pour quelques billets après avoir profité du système : aides, santé, éducation, main d’oeuvre…

Et c’est très méchant.

Tous ces phénomènes sont réels. Et surtout microscopiques au regard des enjeux.

Le solde des exportations Suisses — ce sont bien des Helvètes dont nous parlons— correspond à 5% de leur PIB.

Si vous enlevez ce solde, le PIB par tête passe de 80 000€ à 75 000€… Et la Suisse sans ses exportations reste le 4e pays le plus riche du monde, elle ne perdrait même pas une place au classement.

La Suisse n’a pas vraiment d’autres ressources naturelles que de l’eau, du bois et du lait de vache.

Quant au dumping fiscal, les grandes multinationales qui en profitent le plus sont… Suisses: Nestlé, Roche, Novartis, Rolex.

Et si les impôts sont bien moins élevés en Suisse, c’est tout simplement parce que les pouvoirs publics ne prélèvent que 30% du PIB contre 57% en France.

Pourtant les Suisses sont riches. Très riches.

Et il y a une raison.

une ÉNORME raison à cette richesse.

Ils travaillent beaucoup plus que nous.

Mais quand je dis beaucoup, c’est ÉNORMÉMENT plus que nous.

Un Suisse travaille littéralement 2 fois plus qu’un Français.

2,03 fois pour être précis même si une telle précision n’a pas beaucoup de sens.

Et il y a une raison majeure : la part de la population employée en Suisse est de 62% contre 37% en France .

C’est-à-dire qu’il y a 6 personnes qui travaillent en Suisse pour en faire vivre 10 alors qu’en France ce sont 4 personnes qui doivent trimer pour en faire vivre 10.

Ce serait une grosse lapalissade si nous n’avions le cerveau à ce point pourri par trois décennies perdues de « bataille pour l’emploi », conservation des « acquis sociaux » et réductions du temps de travail.

Ajoutez à cela 42h de travail hebdomadaire contre 35, 4 semaines de congés contre 5 et vous arrivez à un nombre d’heures travaillées par habitant deux fois plus élevé en Suisse qu’en France.

Vous allez me dire que nous avons déjà 2,8 millions de chômeurs…

Comment donc voulez-vous que nous trouvions 13 millions de nouveaux emplois en France ??

Eh bien c’est très simple.

Il s’agit de ne pas les chercher.

Et je ne suis pas du tout en train de me payer votre tête.

<h2À quoi cela sert de travailler ?

Nos ancêtres qui vivaient au début du XXe siècle n’étaient pas plus malheureux que nous.

Si nous adoptions leur mode de vie, nous pourrions vivre, nous nourrir, nous loger, nous déplacer et nous chauffer pour l’équivalent 2 ou 3 heures de travail par semaine.

Notre alimentation serait bien moins diversifiée qu’aujourd’hui, pas de sushi ni de cuisine moléculaire, mais l’agriculture locale nous apporterait plus des nutriments essentiels dont nous avons besoin.

Il faudrait une longue journée pour aller de Paris à Marseille au lieu de trois heures mais il n’y aurait pas de désertification de nos campagnes.

Votre salon serait meublé des chaises en bois de vos parents au lieu de canapés Ikea mis au rebus tous les 5 ans… Ce qui serait beaucoup moins confortable et meilleur pour votre dos.

Mais nous ne vivons pas comme nos parents . La nature humaine est ainsi faite que nous cherchons à améliorer notre quotidien, à comprendre, réparer, améliorer, inventer, faciliter…

Quelle satisfaction quand vous avez bien travaillé, dignement et consciencieusement ! Que vous ayez fait un ménage ou découvert un remède contre une maladie grave.

C’est ça le travail. Et c’est très bon !

Vous prenez tout ce qui ne va pas dans votre famille, quartier, ville, région, pays… Et vous essayez de le faire aller un peu mieux, chacun à sa mesure.

Vu comme ça, je peux vous garantir qu’il y a du travail pour 13 millions de personnes en plus.

Le problème ce n’est pas le travail c’est l’organisation : il faut laisser les gens faire dans la dignité.

Il faut laisser les entrepreneurs entreprendre et inventer les richesses de demain.

Et cela ne veut pas dire plus de gadgets et de fuite en avant. Cela veut aussi dire réapprendre à produire des tomates pleines de goût et de vitamines, ou des vêtements de qualités qu’on ne jette pas à la fin de la saison, des machines à laver qui ne tombent pas en panne…

C’est ce que les Suisses ont bien compris.

Ils laissent faire : le marché du travail est très flexible. À part dans quelques domaines bien précis, l’économie intérieure de la Suisse est libre. En tout cas bien plus qu’en France. C’est la comparaison qui compte.

Mais ce n’est pas tout, les Suisses garantissent la dignité de chaque travail, notamment en empêchant le dumping de l’importation.

Les Suisses laissent libre le travail et protégée leur économie. Ils protègent le tissu de leurs PME et industries.

En faisant ainsi vous vous retrouvez avec des employés de supermarché qui vivent deux fois mieux qu’en France . Et c’est vrai pour toute l’économie : la Suisse est le pays de l’OCDE qui la plus faible écart de salaires. Et ce ne sont pas les patrons qui sont moins payés, ce sont les employés qui le sont mieux… Et sans salaire minimum .

Ce n’est pas une idéologie mais un constat.

La France à l’envers

Il se trouve qu’en France nous faisons tout le contraire.

Nous ouvrons les portes que nous devrions fermer et fermons celles qu’il conviendrait de laisser ouvertes.

Nous surprotégeons les emplois, nous rigidifions à outrance le marché du travail mais laissons ouverte aux quatre vents notre économie qui s’y érode et se détruit.

Vous voulez « inverser la courbe du chômage », voilà ce qu’il faut faire et je peux vous garantir que cela apportera le travail et la prospérité :

    • libérer le marché du travail et l’économie
    • protéger notre économie là où elle en a besoin —notamment afin de reconstruire notre tissu industriel.

Malheureusement en France pour une raison que j’ignore, il y aurait des libéraux qui voudraient tout libéraliser et des souverainistes qui voudraient tout contrôler. Mais être libéral à l’intérieur et protecteur à l’extérieur … Cela n’existe pas dans l’offre politique.

Et nous nous retrouvons pris dans un petit jeu de la barbichette avec d’un côté une élite mondialiste qui refuse de voir les frontières se fermer contre un peuple qui refuse de se faire spolier de ses acquis sociaux.

Si l’un lâche avant l’autre, c’est effectivement le désastre. Mais pour qu’ils lâchent en même temps, la seule solution serait une figure d’autorité, un chef qui obtienne l’adhésion des deux parties… Ce que l’on appelle l’homme providentiel.

Ça ce n’est pas pour dimanche. Et ce n’est que mérité car un peuple n’a que les politiques qu’il se donne.

À nous de faire émerger chacun à notre mesure les solutions et les hommes pour les porter. À nous de nous engager que ce soit en politique ou ailleurs.

Le titre de cette lettre est un pied de nez mais ce n’est pas une farce.

J’aurais pu mettre chacun de vos noms à la place d’Olivier Perrin : c’est vous et moi qui inverserons la courbe du chômage.

L’homme providentiel, c’est notre miroir collectif. Le résultat de nos actions, bonnes et mesquines, leur cristallisation.

Faites suivre cette lettre.

À votre bonne fortune,

Olivier Perrin

PS : Vous pouvez toujours regarder l’enquête vidéo que j’ai mise en ligne la semaine dernière sur la République Absolue : l’État c’est eux (lien cliquable)

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Cher lecteur,

À partir du 8 novembre prochain, les pouvoirs publics pourront :

  • Fixer arbitrairement les rendements des assurances vie, à la manière du livret A et à la place des compagnies d’assurances et ;
  • Geler indéfiniment les retraits de vos assurances vie — c’est à dire que vous ne pouvez pas jouir de votre épargne même si vous en avez besoin. Ce qui s’apparente à de la spoliation.

Il s’agit d’un arsenal de mesures qui pourront bien sûr être appliquées à une compagnie d’assurance en difficulté mais aussi à toutes les companies d’assurances :

C’est une nationalisation de l’épargne qui ne dit pas son nom.

Une assurance vie est essentiellement un produit d’épargne qui n’aurait pas d’intérêt particulier si elle n’était largement défiscalisée.

C’est cette défiscalisation qui permet aux contrats d’assurance vie de présenter le meilleur rapport rendement / sécurité pour les épargnants, du plus modeste au plus fortuné.

C’est ainsi que les contrats d’assurance vie représentent aujourd’hui 40% de l’épargne en France — 1 500 Mds€ en valeur.

Cette incitation fiscale n’est bien sûre pas une simple largesse désintéressée de l’État :

Elle a permis à l’État de capter une bonne partie de cette manne de 1 500 Mds€ pour financer à bon compte sa dette, 80% des avoirs des assurances vie sont placés en dette souveraine — ce que l’on appelle « les fonds euro ».

Malheureusement, cela a aussi créé une distorsion dangereuse.

Cette forte incitation à placer votre argent dans un fonds euros d’assurance vie a privé l’économie privée d’une source importante de financement — en particulier les PME qui souffrent tant depuis 2008.

Mais ce n’est pas tout. Voilà que l’État et le gouverneur de la banque de France, M. Villleroy de Galhau, trouvent tout d’un coup que les largesses fiscales de l’assurance vie participent à un « excédent d’épargne » [1].

C’est un point très important, il marque le moment où l’État cesse complètement de vous représenter pour suivre son intérêt propre :

Tant que l’État a besoin de votre épargne pour financer son déficit, l’assurance vie est encouragée.

Maintenant qu’il trouve à se financer durablement auprès de la Banque centrale européenne —et cela bien que cela lui soit spécifiquement interdit, mais cela fera l’objet d’une prochaine lettre— il préfère réorienter votre épargne vers… la consommation.

C’est logique : la consommation c’est de la TVA, de l’impôt sur les sociétés si c’est un produit français… c’est surtout de l’inflation qui permet de réduire artificiellement la charge de la dette et vous appauvrit en même temps de manière d’abord indolore.

Mais de votre point de vue : c’est tout autre.

Si vous avez déjà un logement décent, de quoi vous déplacer, vous chauffer, vous nourrir et vous vêtir… Pourquoi donc devriez-vous dépenser plus ?

Oui, vous avez raison d’être prudents.

Oui, il est sans doute plus sage d’éviter des dépenses inutiles aujourd’hui afin de pourvoir à celles peut-être vitales de demain.

Oui, vous avez intérêt à échanger des services avec vos proches, aider votre voisin à réparer sa machine et réciproquement. Partager vos trajets en voiture, échanger vos maisons plutôt que de les louer…

Mais ce n’est pas l’intérêt de l’État.

L’État doit prélever la taxe.

Je suis Olivier Perrin, le vaillant petit économiste. À partir d’aujourd’hui, je vais vous dire tous ces petits secrets que les économistes à la télé ne vous diront jamais mais qui pourtant influent directement sur votre quotidien.

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À votre bonne fortune,
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Olivier Perrin, le vaillant petit économiste

 

NOTE :
[1] http://www.entreprise.news/banque-de-france-ny-a-aucune-menace-lepargne/