Panique ratée sur les cryptos

Chère lectrice, cher lecteur,

Le Bitcoin et les cryptomonnaies sont un investissement INTERDIT à votre banquier… Et cela le rend fou.

La semaine dernière, deux événements ont fait plonger le Bitcoin :

  • Jamie Dimon, PDG de la banque JP Morgan et souvent surnommé « le banquier le plus puissant du monde » a qualifié mardi le Bitcoin d’escroquerie (l’hôpital se fout de la charité) et prédit que les États interdiraient le Bitcoin tôt ou tard.
  • La Chine, ex-premier marché pour le Bitcoin, a justement interdit les plateformes d’échanges sur son territoire vendredi.

Ces deux événements, probablement coordonnés, ont mis une lumière intéressante sur l’impuissance des États face au Bitcoin et aux cryptomonnaies.

Premièrement : c’est une attaque en règle qui s’est abattu sur les cryptos la semaine dernière et face à cette vague, force est de constater que la monnaie a tenu.

Vendredi, le Bitcoin avait perdu 40% de sa valeur sur les 15 premiers jours de septembre…

Vendredi, la bulle éclatait, le carnage annoncé se produisait, on vous avait prévenu vous criaient les gens bien intentionnés.

Le Bitcoin était revenu en moins d’un mois à son niveau… du 5 août, c’est à dire du mois précédent.

Et le lendemain, il remontait de 20%.

Le bluff avait raté.    


Deuxièmement :

La Chine n’a pas interdit le Bitcoin

La Chine n’a PAS interdit le Bitcoin. Elle n’en a pas la capacité et sans doute pas la volonté. On dit que les hauts dignitaires chinois sont friands de cette monnaie.

En revanche, la Chine a interdit les plateformes d’échanges. Ces grands sites où vous pouvez très facilement ahceter et vendre différentes cryptos.

Mais en 24h à peine, on a vu émerger des solutions d’échanges de pair à pair directement (sans passer par une plateforme) via des applications anonymes.

Les échanges se sont également déportés sur le Japon et la Corée du Sud qui sont des États en pointe sur la législation des cryptomonnaies. Le Japon a officiellement reconnu le Bitcoin comme une monnaie en avril dernier.

Bref, après une semaine d’incertitude, lorsque la Chine a finalement porté le coup de grâce vendredi en interdisant les plateformes d’échanges… Le Bitcoin s’est redressé dès le lendemain.

C’est un événement important car la Chine est un pays qui dispose encore d’un contrôle des changes. Elle contrôle tous les capitaux qui entrent et sortent de son territoire. À ce titre la Chine dispose d’un arsenal de mesures qui n’est PAS à disposition des États occidentaux.

La liberté de circulation des capitaux vous permet de gérer vos cryptos d’où vous voulez.

Aussi ce qui s’est passé cette semaine est la preuve de l’incapacité des États à interdire ou mettre la main sur les cryptos, en tout cas à moyen terme.

Pas de territorialité du Bitcoin

 Lorsque vous avez de l’argent sur un compte en banque, celui-ci est localisé. ll a une adresse (celle de la banque) et cet argent est soumis aux règles du pays où il se trouve. 

Mais un bitcoin n’a pas d’adresse. 

Un bitcoin n’a pas de territorialité et il a été conçu justement pour ne pas en avoir.

Mais du coup, comment savoir quelles règles s’applique à vos Bitcoins ?

C’est un casse-tête insoluble pour les administrations.

Je vous donne un exemple : lorsque vous possédez des bitcoins, vous pouvez accéder à votre portefeuille virtuel de n’importe où, à n’importe quel moment.

Pourtant il existe des lois qui vous interdisent de transporter plus d’une certaine somme d’argent lorsque vous voyagez à l’étranger. Cette loi est totalement inopérante avec le Bitcoin : les douaniers n’ont aucun moyens de « fouiller » votre portefeuille virtuel.

Ce n’est pas pour autant que c’est une monnaie de fraudeur : en effet, autant l’anonymat est garanti sur les échanges en bitcoins, autant lorsque vous les changez à nouveau vos bitcoins en euros ou n’importe quelle autre monnaie officielle alors vous redevenez « visible ».

Ainsi, l’administration américaine n’a eu aucun mal à démanteler le site pirate « silkroad », vaste supermarché de produits illicites surnommé « l’eBay de la drogue » alors que toutes les opérations y étaient faites en bitcoins. On sait au moins depuis ce moment-là que les cryptos sont loin d’être la monnaie rêvée des criminels.

Aujourd’hui les gens qui investissent dans les cryptomonnaies ne sont pas les méchants trafiquants et terroristes que l’on vous dépeint et qui préfèrent largement les banques traditionnelles pour leurs traffics : c’est bien plus sûr et mieux rodé.

Je prépare une lettre à ce sujet mais par exemple un vaste réseau de blanchiment entre la Russie et l’Europe a été mis au jour en mars dernier. La fraude s’élèverait à 80 milliards d’euros… Soit plus que la totalité des Bitcoins en circulation. Ce sont les très respectables HSBCRoyal Bank of Scotlandet Bank of China qui ont été épinglées. Ce n’est qu’un exemple parmi des centaines d’autres qui montre qu’aujourd’hui les banques traditionnelles sont bien plus fortes pour blanchir de l’argent (activement ou passivement) que le Bitcoin ou l’argent liquide. 

Les banquiers sont interdits de Bitcoin… Et ils vous en veulent

Le Bitcoin n’est pas non-plus une monnaie de traders ou de banquiers. MAIS IL EST SUR LE POINT DE LE DEVENIR. Et c’est là le point important.

Des dizaines de milliers de personnes gagnent leur vie tous les jours en achetant et vendant des actions ou devises l’espace de quelques minutes ou quelques heures pour profiter de variations infimes de cours.

Mais pas sur le Bitcoin et les cryptos dont les variations sont pourtant 100 fois plus importantes.

Pourquoi ?

Des centaines de milliers d’autres gèrent les patrimoines de particuliers et entreprises en les plaçant sur les marchés actions, obligataires, forex, immobiliers… 

Mais pas sur les cryptos dont les potentiels de gains sont pourtant extraordinaires (au sens propre).

Ce n’est pas qu’ils ne veulent pas… Bien au contraire mais les cryptos leur sont aujourd’hui INTERDITES pour une raison précise.

En coulisse ils font tout pour régler ce problème.

Pendant ce temps, les cryptoinvestisseurs sont des gens de la rue, tout autour du monde, qui passent des ordres assez modestes par virement bancaire pour éviter des frais avec un délai de 24 ou 48h entre le moment où l’ordre est passé et celui où il est exécuté. La monnaie peut avoir monté ou baisser de 20%, peu importe.

Les gens qui achètent des bitcoins le font en prévision de leur retraite et pour une raison très simple : ils savent que le nombre de bitcoins est strictement limité et qu’il représente une des meilleures armes contre l’inflation et la manipulation ainsi qu’une des meilleures assurances en cas de crise

Un cryptoinvestisseur détient en moyenne 3 000€ de bitcoins. Selon les estimations du site blockchain info :

  • Pour faire des virements presque gratuits et très rapides partout dans le monde même en dehors des heures de bureau (une heure contre plusieurs jours par une banque traditionnelle) ;
  • Pour faire des achats en ligne de manière totalement sécurisée ;
  • Comme une assurance contre des monnaies officielles dangereusement gérées par les banquiers centraux et des politiques qui prennent de plus en plus de pouvoirs sur nos comptes en banques.

ET CELA MARCHE.

Revanche sur le costume 3-pièces

Normalement, lorsqu’une nouvelle opportunité d’investissement apparaît, que ce soit les nouveaux Facebook et Google ou des sociétés de biotechnologies… Les grandes banques et sociétés d’investissement se partagent la part du lion et vous et moi sommes les derniers informés.

Avec les cryptos non seulement c’est tout le contraire. 

 Vous et moi avons accès au marché avant les banques.

Mais en plus, nous parlons du plus gros marché haussier de tous les temps.

Premier marché haussier mondial… en simultané

C’est la première fois que nous assistons à un tel marché haussier partout dans le monde : aussi bien au Nigeria, qu’au Venezuela, en Asie du Sud-Est et en Occident, en Russie

Internet s’est développé d’abord en Occident. Tout comme Facebook ou Uber.

Mais les cryptos elles se développent partout en même temps… Sauf au coeur de la finance mondiale.

440 000 milliards de dollars d’actifs attendent l’autorisation d’être placés dans les cryptos

Il y a dans le monde 440 000 milliards de dollars d’actifs sous gestion.

La fortune de Bill Gates, votre assurance vie, les placements des entreprises, des collectivités et des États… Bref tout l’argent confié à des banques ou des sociétés d’investissement représente :

440 000 000 000 000$

Quand un investisseur professionnel ou un banquier investit l’argent de ses clients, il se doit de contracter une assurance, dans le jargon on dit « un hedge », pour le cas où le cours s’effondrerait.

Or il n’existe pas encore de produit dérivé officiel sur les cryptomonnaies. C’est-à-dire qu’un banquier n’a aucun moyen d’assurer son investissement en cas de perte excessive.

Bien sûr, cela est en train de changer.

Le Chicago Board of Exchange (CBoE) a discrètement demandé à la SEC, le gendarme boursier américain, l’autorisation de lancer des produits dérivés sur les cryptos. L’autorisation devrait être donnée en début d’année prochaine.

De nombreuses sociétés d’investissement ont également demandé des autorisations à la même SEC pour créer des trackers (ETFs) de cryptomonnaies aussi bien à la hausse qu’à la baisse, c’est-à-dire des investissements qui répliquent les performances des cryptos. En Europe Saxo Bank commence déjà à proposer des tracker de Bitcoins (ETNs)… Et justement :

JP Morgan, la banque de Jamie Dimon qui a dit tout le mal qu’il pensait du Bitcoin en a acheté pour 3 millions€ vendredi dernier, alors même que Jamie Dimon avait assuré qu’il virerait tous les salariés qui investiraient dans le bitcoin.

C’est vous dire jusqu’où va l’indécence des banquiers.

Aujourd’hui leur stratégie se clarifie : ils essaient à tout prix de maintenir les cours le plus bas possible jusqu’au jour où ils pourront réellement entrer sur le marché.

Et alors le prix du bitcoin pourra s’envoler jusqu’à des prix stratosphériques.

En attendant, les banquiers jouent la guerre des nerfs… Mais cela ne marche pas.

Il est plus que jamais temps d’investir dans le Bitcoin.

Cliquez ici pour en savoir plus sur le Bitcoin et les cryptos à suivre 

À votre bonne fortune,

Olivier Perrin
le vaillant petit économiste

PS : Je vous avais déjà parlé de cet événement sur les cryptos initialement prévu le 22 septembre et repoussé au 17 octobre (c’est ferme cette fois-ci).





2 réponses à “Panique ratée sur les cryptos”

  1. idall dit :

    « investir avant le 22 septembre pour bénéficier d’un événement rare sur une des principales cryptos. » ?? le btc ?

    … merci pour l’excellent article.
    Idall

  2. idall dit :

    ETH FORK ! merci pour cette info

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